LA MVERTE en entrevue sur Longueur d'Ondes N° 78 ©Guendalina Flamini

Ad vitam æternam

Pour le commun des mortels, le trépas est une fin qui se fait attendre, mais pas pour Alexandre Berly qui a choisi d’épouser cet état de poussière afin de retrouver la lumière. Le résultat : une musique électronique vivace, corrélée à un post-punk organique et sauvage. Rencontre avec La Mverte.

Émergé des entrailles d’une nuit profonde, le jeune homme ne veut pas se cantonner à un genre précis : « J’adore la musique de club mais mon objectif est de faire de la new-wave qui sonne comme de la techno et inversement. Mon ADN musical se compose de tout ce que j’écoute. J’ai des influences très diverses et plus ou moins digérées. En ce moment, je pense apporter une touche dub à mon son, je reste influencé par la scène anglaise affiliée à ce genre. »

Hétérogène en substance, la musique de cet insaisissable personnage, aussi producteur et DJ, commence à mûrir après avoir été éprouvée sur pas moins de 5 EP en deux ans, la suite logique portant sur la réalisation d’un long format. « Pour ce premier LP, j’ai commencé à filtrer des sons depuis le retour d’une tournée au Mexique. Je fonctionne avec une écriture libre, des morceaux sont avancés et je sais que leur direction restera ainsi, d’autres sont encore à l’état d’embryon. Je n’utilise en outre que du matériel analogique, l’ordinateur ne me servant que pour des effets de plug afin de traiter le son. Et pour tout dire, je préfère vivre la musique via un instrument qu’avec un ordinateur. »

Traversé par une liberté artistique certaine, Alexandre fait partie des derniers Mohicans dans une scène électronique de plus en plus sécurisée par les logiciels. Gage que le futur s’écrira dans son ombre, ici et ailleurs comme le laisse présager sa reconnaissance naissante. Qui vivra verra…

Site de la Mverte

A Game Called Tarot / Her Majesty’s Ship Records

Texte : JULIEN NAÏT-BOUDA
Photo : GUENDALINA FLAMINI

 

 

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