Festival Terres Du Son - © Seb Serrus

 

Du 8 au 10 juillet 2016 à Monts (37)

12ème édition

CADRE : Le festival est installé dans le Domaine de Candé, au sud de Tours. L’endroit est vaste et arboré. Très agréable, il est réparti en deux espaces : l’éco-village, autour du château, gratuit, et le site des concerts, payant.
Ce dernier est composé de deux grandes scènes, d’un plateau plus petit, orienté  découvertes, et d’un chapiteau, ainsi que de multiples propositions ludiques. Issues d’associations locales, telles que La Charcuterie Musicale (Blind test dans une caravane) Icart sur les chemins (bus aménagé en Karaoké pour l’occasion, ainsi qu’une scène  ouverte) , ou encore Trait Sauvage, association promouvant l’Art Urbain (performance de graffeurs sur le site).

MÉTÉO : Grand soleil tout le week-end. Chaleur presque pesante jusqu’à la tombée de la nuit. Coups de soleil et piqûres de moustiques assurés !

CHIFFRES : Autour de 40 000 festivaliers.

BUDGET : 60% billetterie / 10% Mécénat / 8% aides publiques / 27% recettes annexes (bar, restauration, merchandising etc) + prêt du Domaine par le Conseil général d’Indre-et-Loire.

AMÉLIORATIONS : L’organisation du festival, augmente cette année son nombre de bénévoles (1 200), afin qu’ils puissent eux-aussi, profiter des concerts.
L’accueil des festivaliers est plus fluide grâce à la multiplication des points de vente (Carte K7, restauration, bar, bracelets…) ainsi qu’à l’ouverture précoce du camping et de l’éco-village.
De nouveaux aménagements, notamment autour de la scène découverte Propul’Son, permettent de désengorger l’espace devant les grandes scènes. La volonté de l’organisation étant bien évidemment la circulation fluide à l’intérieur du site. Dans un même temps, ils ont aussi mis en place de belles conditions d’accès pour les personnes à mobilité réduite. Enfin, deux bornes pour mal-entendants ont été installé sous le chapiteau.

LES PLUS : Mixité des styles, des esthétiques et des publics… L’idée des organisateurs est de sortir des sentiers battus, même si, comme tous les festivals, ils sont obligés de signer quelques gros noms pour faire venir le public.

LE CHARME : Son côté authentique et sans complexe… S’enduire de citronnelle, et manger une poêlée d’andouillette-frites maison, sous un chapi-tente, devient incontournable ; tout comme se trouver au milieu d’une cohabitation sonore des moins surprenante : d’un côté le blind test de la Charcuterie Musicale et de l’autre, le show d’un groupe de modern métal AO. What else…

LA TUILE : Dimanche, dernier soir des festivités, la France joue la finale de l’Euro 2016.
Jain est programmée à l’heure fatidique… Elle choisi de monter sur scène avec le drapeau français sur les épaules. Très vite, elle promet à son public d’annoncer les buts. Elle n’en aura malheureusement pas le loisir.
The Shoes  enchaîne alors que le match France-Portugal est toujours en cours. Sur le vidéo-projecteur de leur show, ils diffusent par intermittence le match tout le long de leur concert.

LE MOT DE L’ORGANISATION : « On a pris des risques cette année, en faisant venir des artistes de niche… Notre but est de miser sur l’addition des publics ! Nous sommes identifiés en tant que scène découverte régionale, et nous en sommes fiers. La journée du dimanche était pour nous, la plus originale. Seulement, avec la finale de l’Euro, on a fait moins d’entrées que ce que nous imaginions. »

LA CARTE K7 : En place depuis 2 ans, le paiement Cashless fonctionne parfaitement. Cette année, ils ont testé les bracelets connectés sur les bénévoles et pensent le généraliser l’an prochain à tous.

FESTIVAL FÉDÉRATEUR : Un grand nombre de partenariats est mis en place avec le tissu associatif local. De plus, le festival affiche une identité marquée autour du terroir et du « mangez sans code barre », avec une valorisation des produits locaux et sans chimie.

LA CLAQUE : Sous le chapiteau, dès le vendredi soir 20h, Dewolff a plongé les festivaliers dans une furie rock’n roll, qui humait bon la sueur. Présage d’un festival digne de ce nom… La chanteuse d’Hyphen Hyphen, malgré le fait qu’elle soit quasiment aphone, a interprété avec un talent inouïe une reprise de Chris Isaacs. Le set de Mr Oizo, a mis une grosse claque à toute l’assemblée. Etienne de Crecy, le lendemain, n’a pas eu le même accueil… Un salut particulier, à Charles Bradley et sa classe intersidérale ! Notons qu’il a commencé sa carrière à 60 ans… Une véritable révélation !

LES VALEURS SÛRES DU JEUNE PUBLIC : Biga Ranx, Lilly Wood and the Prick, qui a élu Terres du Son “meilleur public de la saison”, et a fini son show debout sur la grosse caisse, et enfin, les Casseurs Flowters, sont les groupes qui écument toutes les planches de France et de Navarre, mais qui ont le mérite de remplir les jauges.

LE MOT DE LA FIN : Ce festival a gagné notre cœur par son bon-vivre-ensemble, sa simplicité et sa proposition artistique et éthique multiple. A l’image de son confrère We Love Green, Terres du Son a un avenir certain.

Le site du festival Terres du son

Texte : JOHANNA TURPEAU
Photos : SÉBASTIEN SERRUS

Publié le