Christophe @ Le 106 - 9 juin - ©Patrick Auffret - Longueur d'Ondes

Le jeudi 9 juin 2016 au 106 à Rouen

Six musiciens, beaucoup de claviers, de superbes lumières et un juke-box, Christophe a soigné l’apparence pour présenter son dernier album, Les vestiges du chaos.

Le chanteur à la crinière toujours aussi blonde arrive sur scène dans la pénombre et en contre-jour. Il commence debout mais, très vite, s’assied, prompteur à ses pieds. À chaque chanson son ambiance. La salle presque pleine du 106, la Smac (salle des musiques actuelles) rouennaise, est particulièrement captive. Le chanteur décline l’ensemble de son nouvel album avec délicatesse. L’opération séduction est visiblement réussie.

Un court entracte et Christophe est de retour, cette fois seul au piano, il joue “Les marionnettes”, l’un de ses grands succès. Durant presque une heure, Christophe va égrener ses tubes éternels en invitant ses musiciens à se succéder sur scène. Son verre rempli, toujours assis au piano, il entame “Les paradis perdus” dans un silence respectueux et, au détour d’une chanson, cite Arno dans le texte « Quel bazar » ! C’est le moment de “Señorita”, repris en chœur par le public puis il lance “Les mots bleus” en ménageant le suspense au piano. Une belle lumière bleue illumine la scène, un saxophoniste arrive à gauche de la scène. Lumière rose tamisée pour une très langoureuse “Petite fille du soleil”.

Le public est invité à choisir les chansons qu’il a envie d’entendre. Ce soir, ce sera “Comme un interdit”, “Parle lui de moi” et “Alcaline”, écrit avec Alain Bashung. « Je n’ai pas eu beaucoup de copain, ajoute le chanteur. Julien Doré, Eddy Mitchell mais c’est un ours et Alain… Alan Vega aussi. » Il tente d’attraper l’harmonica mais ça ne marche pas. Pas grave, le groupe revient au complet pour jouer “Aline”. Lumière rouge et grosse orchestration sont au rendez-vous, Christophe a le poing levé « J’avais dessiné, sur le sable… » La version est très rythmée mais lui reste assis au piano. C’est le final du concert, durant lequel le chanteur s’éclipse pour laisser ses six musiciens conclure le show en triturant à qui mieux mieux cette nouvelle et étonnante version de l’un des plus grands succès de Christophe.

 

(Re)lire la chronique de Les vestiges du chaos

Site de Christophe

Texte et photos : PATRICK AUFFRET

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