FILIP CHRETIEN Jerome Sevrette 1

 

Traces magnétiques

 Au commencement était Philippe Chrétien, Rennais du début des années 70, qui adolescent aspirait à devenir luthier, mais qui finalement devint ébéniste. «Devenu adulte, j’étais peu enclin à une vie routinière, reconnaît-il. Mes aspirations m’ont poussé à pratiquer divers petits jobs, mais ça m’a vite lassé. Parallèlement à mes activités “alimentaires“, étant épris de musique, je me suis mis à la guitare et j’ai fondé Marco Lipz, un groupe de pop-rock qui connaîtra un petit engouement local. »

Mais les années 2000 sonnèrent le glas de ce projet qui lui tenait à cœur. Il reprit alors des études de graphiste et monta une boite de pub. Il rencontra sa compagne, et un fils naquit. Tout allait pour le mieux, mais la musique continuait à le titiller sérieusement. « En 2006, alors que j’avais accumulé des chansons guitare-voix sur un magnéto, j’ai entrepris de monter un petit « homme-studio » afin d’en maquetter quelques-unes. » Accompagné de quelques amis musiciens, il donna corps à des chansons qu’il entendit défendre sur disque et sur scène sous l’alias Filip. Grâce au talent du producteur Bruno Green, l’enregistrement d’un premier album se concrétisa. Ainsi naquit Sur un banc vert, normal, suivi en 2010 de l’ EP Toujours d’accord, une collection de chansons esquissant le portrait d’un artiste sensible.

 

Les concerts s’enchaînent, une aventure humaine se dessine, apportant son lot de satisfactions et de doutes. En 2011, le désir d’un projet plus personnel s’immisce en lui, qui aboutit l’an dernier à Dia a dia, un recueil de chansons réalisées avec l’aide de son frère Nicolas. S’y retrouvant totalement, il décide de le défendre sous son nom et Filip Chrétien s’affiche désormais sur la couverture de l’album. Unanimement salué par la presse spécialisée, ce nouvel effort inscrit le Rennais au panthéon des artistes enclins à sublimer la mélancolie.

Souvent comparé à Miossec, à Daniel Darc, voire à Yves Simon, il en assume pleinement la filiation, allant même jusqu’à reprendre « Diabolo menthe » sur Les Traces, son nouvel opus paru ces jours-ci. Réalisé en quelques mois, dans la dynamique de Dia a dia, l’album est de toute beauté, grave et élégant. D’une très grande fluidité, il explore avec beaucoup de pudeur les blessures de l’âme accumulées depuis l’enfance. La conception de ce nouveau bijou a été rendue possible par l’apport artistique d’amis musiciens de longue date et la contribution de quelques pointures récemment acquises à son univers. «  Orso Jesenska a fourni le texte de « Les Traces », Lou celui de « Mes sentiments ». Jean-Louis Bergère et Chafik Mohammedi qui ont contribué à l’écriture de « Qui est ce garçon » sont venus poser leur voix sur le titre.  » On notera également la forte implication de Nicolas Chrétien qui a écrit et composé deux chansons du projet. Pour couronner le tout, l’orfèvre Gilles Martin a présidé au mixage et le talentueux Jérôme Sevrette a réalisé la photo de couverture.

Disque Chrétien

 

Cette nouvelle étape d’un parcours vertueux, riche d’éléments autobiographiques, de musiques envoûtantes et de belles envolées poétiques, contribue à asseoir une réputation qui ne tardera pas à être reconnue d’un auditoire épris de délicatesse et de raffinement  !

Site  : http://www.filipchretienmusic.com/

 

Les Traces, Autoproduit

Alain Birmann

Photos Jérôme Sevrette


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