Du 2 au 5 juillet 2015 à Hérouville Saint-Clair (14)

Beauregard

CADRE : Le parc du château de Beauregard. Au total plus de 80 000 entrées uniques ont été enregistrées en incluant le Before du 1er juillet avec les Scorpions. 33 groupes ont joué. Une seule annulation, George Ezra, pour raisons médicales.

MÉTÉO : Trois jours de soleil, pas de pluie.

CARTE D’IDENTITÉ : John, l’hôte virtuel de ces lieux, ouvre chaque année les portes de sa propriété aux plus grands artistes du moment.

LES PLUS : Un site exceptionnel, une organisation sans faille, un VIP avec golf (et balles en mousse)…

LES MOINS : Un parking public situé à 2 kilomètres du site, l’absence de camping sur place.

LA PETITE HISTOIRE VIP : 2 heures d’attente dans le parking VIP pour certains le samedi soir. On pouvait s’attendre au pire pour le dimanche, tant l’intégralité de la fin de soirée reposait uniquement sur les épaules de Lenny Kravitz. A tort : un nouveau plan de circulation a permis une sortie nettement plus fluide des spectateurs en voiture.

LA CONFIRMATION : Le show futuriste de The Do a réussi à capter l’attention du public jusque tard dans la nuit. Un must. En conférence de presse, Olivia, la chanteuse, a expliqué la gestuelle du nouvel album et son rapport avec les arts martiaux.

LA BONNE SURPRISE : Christine and the Queens et ses chorégraphies raffinées.

LA DECOUVERTE : Le groupe japonais Bo Ningen. Installé à Londres, ce quatuor masculin joue une musique qualifiée d’acid punk et se présente sur scène en robe noire. Impressionnant.

RETOUR GAGNANT : Le Rennais Etienne Daho s’est montré en pleine forme. Il a particulièrement séduit un public captivé, tombé sous le charme de l’auteur de « Week-end à Rome ».

LA LOOSE : Les membres de Timber Timbre pensaient peut-être créer le buzz en refusant absolument tous les photographes, ils ont finalement joué devant quasiment personne. Une erreur de casting ?

LE CHOUCHOU : Dominique A est un habitué des lieux. Cette année, il a joué en prison avant de dérouler son nouveau spectacle d’une manière habitée.

LOVE : Julien Doré, en fin de tournée, a réussi son escale normande avant de s’envoler pour le Japon. Il a séduit ses fans et s’est offert un bain de foule pendant le concert.

LES LOCAUX : Le festival mise aussi sur les jeunes groupes locaux. Cette année, les Caennais The Goaties se sont montrés particulièrement à leur aise.

LE GRAND MOMENT : Sting, barbu, a donné un magnifique concert en reprenant les plus grands tubes de Police avec brio ! Une très belle prestation.

DES LUNETTES DE STARS : De nombreux artistes ont pu profiter de la présence à l’espace presse d’une célèbre marque de lunettes pour repartir avec leur paire favorites !

LA DECEPTION : Lenny Kravitz qui écrase le dimanche avec ses tubes très grand public.
Un show à l’américaine mais ce que l’on retiendra surtout de ce concert, c’est la montée sur scène d’un jeune fan. Trop sympa ce Lenny !

REUNIFICATION : La grande Normandie est en construction. L’amicale opposition du week-end entre les concerts gratuits de la Région à Rouen (76) et le festival de Beauregard s’est soldée par un match nul : les deux manifestations ont trouvé leur audience. Claire Lesaulnier, co-organisateur du festival de Beauregard avec Paul Langeois, l’a clairement indiqué lors de la conférence de presse finale : les concerts de la Région doivent, à l’avenir, « changer de date ». Une bonne raison à cela : « On était là avant. Autant donner aux Normands la possibilité d’assister aux deux événements. »

LES PETITES PHRASES : « Live nation est un tourneur comme les autres, (…) Le festival n’est pas à vendre. On espère garder notre indépendance » Paul Langeois. « On choisit les artistes en fonction des cohérences artistiques. On veut faire plaisir au public, ajoute Claire Lesaulnier, co-organisateur du festival. Le show de Sting a été à la hauteur de la journée passée avec lui et son équipe. »

BACKSTAGE : « Ce soir, je vais fumer sur scène » assure le rappeur californien Sen Dog en conférence de presse. Chose faite à l’occasion d’un concert durant lequel les plus grands tubes du groupe Cypress Hill sont passés en revue.
Un bémol : la courte durée d’un show sans rappel, ce qui a valu quelques sifflets au final.

L’AN PROCHAIN : L’édition 2015 a battu des records d’audience avec un samedi complet, une première dans l’histoire du festival. Cela a rattrapé le mauvais score de Scorpions. L’édition 2016 est dans les starting-blocks, sur un format trois jours le 1er week-end de juillet, avec peut-être un Before « si opportunité » indiquent les organisateurs.

Textes et photos : Patrick Auffret


Publié le