SOIREE LONGUEUR D'ONDES © Patrick Auffret

Le 29 juin 2015 au Pan Piper (Paris)


Pour notre dernière soirée Longueur d’Ondes de la saison, lundi 29 juin, la chanson avait rendez-vous avec le rock au Pan Piper (Paris XIe). 3 minutes sur mer et la dame brune Robi ont mis des mots sur l’électricité, ou le contraire.

Lundi 29 juin, un peu plus de 20 h 15, la file d’attente s’allonge devant le Pan Piper. A l’occasion de la dernière soirée Longueur d’Ondes de la saison, la chanson a pris rendez-vous avec le rock et une fois de plus, on vous a concocté un joli programme autour de cinq garçons, 3 minutes sur mer, et une fille, Robi, dont les noms viendront surement vous chatouiller les oreilles.

3 minutes sur mer n’est pas novice et, avant que son chanteur, Guilhem Valayé, ne se fasse connaître en reprenant Bashung au télé-crochet de TF1, The Voice, le groupe avait déjà eu une première vie. Pour ceux qui ne seraient pas fixés sur le petit écran, 3 minutes, c’est de la chanson rock poétique. Tournant autour de son chanteur – il faut le dire, franchement charismatique -, il a d’abord été un duo, un trio et puis à la faveur de ce nouveau départ, il est en train de grandir en quintette.

Dans cet horizon fait de guitares électriques remuées, on pense évidemment à Dominique A et, du fait de la présence magnétique de Guilhem, à Daniel Darc. Il n’y a rien à voir entre la voix du grand blond et celle du petit homme recourbé dont le souvenir nous hante toujours, mais dans cette manière d’être sur le fil, il y a bien un petit quelque chose. Crêve-coeur avec ses chansons qui recontent les gens qui passent et les lendemains de fête qui déchantent (« J’ai peur que nos votes ne nous sauvent pas », disent-il), les 3 minutes n’ont jamais le propos gratuit et on aime cette justesse de ton.

Pour le reste de la soirée, une dame brune très classe qui, lorsqu’elle sourit chaleureusement entre les morceaux et bouge les épaules d’avant en arrière, nous emporte avec elle. Chloé Robineau, alias Robi, qui a sorti cette année son deuxième disque, « La cavale », évoque la new-wave avec sa pop noire pleine de basses lourdes et de claviers. Si le début de son spectacle tarde à se mettre en place et que les lents moulinets de ses bras nous laissent quelque peu interdits, on est en revanche plus séduit sur les dernières étreintes, électriques à souhait quand elle exhorte à « devenir fou » ou constate qu’« On ne meurt plus d’amour ».

On ne meurt plus d’amour, vraiment ? A la fin de son spectacle, Guilhem Valayé disait lui « On vous aime, bordel de m…. ! ». Si on n’était pas tenu au devoir de politesse, on pourrait reprendre ça à notre compte. Rendez-vous à la rentrée, pour notre prochaine soirée au Pan Piper.

Texte : Bastien Brun
Photos : Patrick Auffret

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