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Les 19 et 20 juin 2015 à Montendre (17)

CADRE : Au bord du lac de Montendre, au milieu des pins, 450 bénévoles et 12 000 festivaliers sur deux jours.

MÉTÉO : Short et débardeur le jour, petite laine le soir… sauf pour les plus imbibés.

LES PLUS : Deux scènes géantes quasi côte à côte. Des enchaînements rapides, sans temps mort. Un mix de générations. Une ambiance bon enfant (et enfumée !).

LES MOINS : Pour arriver au festival, un fléchage labyrinthique afin d’éviter de passer par le village… quelle idée ! Une programmation qui semble se chercher, sans véritables têtes d’affiches par rapport aux années précédentes.

ORIGINAL : En journée, des DJ sur la plage, du beach volley, du yoga, du foot, de la pétanque, un concours de sumo et 25 mètres de « ventre & glisse ». Plus une « Vallée des tipis », éco-citoyenne, pour camper (et cuver) sous les pins.

JEUNE POUSSE : Les Bordelais de Be Quiet, jeunes, nonchalants et méchés remportent une adhésion frileuse avec leur pop ex-80’s à l’anglaise. Faudra penser à se lâcher sur scène pour vraiment décoller.

FRENCHY : Les Lilly Wood & The Prick se défendent bien sur scène, mais la chanteuse aurait besoin d’un petit relooking… Désolé, on ne peut pas vous montrer sa robe car 1°) interdit de faire des gros plans, 2°) pas de photos de profil non plus, et 3°) il aurait fallu faire valider ces photos à son staff (tu veux pas écrire mon papier aussi ?). On a préféré passer notre tour… Mais Google Images peut trouver ça facilement ! Leur seul morceau en français (« Oui tu dis n’importe quoi ») est textuellement décevant. Le reste est pop et frais, dansant. En été, ça se mange sans faim.

GROS CARTON : Pour le mariage des Sparks et de Franz Ferdinand sous le nom de FFS. Leurs deux univers se télescopent avec une force incroyable. Le glam des uns se frotte au pop rock des autres. Une communion respectueuse sans compétition d’égo. Ça saute dans tous les sens, ça explose. Public galvanisé à bloc, pogo général aux premiers rangs. Pas étonnant que le final soit « Number one in heaven » !

DÉCEPTION : La deuxième journée rap et électro a un peu déçu tout le monde… Rien de neuf côté Wu Tang Clan, vu ici il y a quatre ans ; même impression mitigée. Biga Ranx et son ragga-reggae-dub et les groovy Caravan Palace ont caressé le public dans le sens de la danse, mais sans grand délire.

PROMETTEUR : Belle surprise avec Isaac Delusion électro-rock qui cartonne, porté par une voix à la Jimmy Somerville. Belle présence scénique et quatre musiciens en osmose.

FOUGUE : Portés par un très bon nouvel album, les « anartistes » de No One is Innocent continuent à propager leurs énergiques messages positifs. Dommage qu’en live les paroles du bondissant Kemar se perdent dans l’énergie de la musique.

Texte : Serge Beyer
Photos : Benjamin Pavone de Musiques En Live, Serge Beyer

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