Finale du Prix Moustaki 2015 - Photo : Marylène Eytier
Le 26 février 2014 au centre universitaire Malesherbes (Paris)

Quoi  ? Le Prix Georges Moustaki, c’est une récompense encore peu connue du grand public, qui fait d’année en année son bout de chemin dans le monde de la chanson. Créé par Matthias Vincenot, prof à la Sorbonne, et Thierry Cadet, journaliste musical et animateur à Télé Melody, il récompense des jeunes pousses de la musique indé. Couvrant un spectre qui va désormais de la variété à toutes les variantes de la chanson, ce tremplin est à l’image de ce qu’était Georges Moustaki, c’est-à-dire orienté sur le verbe.

Où  ? Sur les bancs de La Sorbonne au mois de janvier et février, pour les séances d’écoutes et le soir de la finale, le jeudi 26 février. Cette année, plus de 200 artistes ont envoyé leur candidature, 80 ont été pré-sélectionnés pour deux prix, un prix du public, et un prix du jury. La nouveauté de cette 5e édition sont les sommes remises aux vainqueurs de ces prix : 700 euros pour le prix du jury, 1000 euros pour le prix du public.

Qui  ? Moustaki (1934-2013), évidemment, l’autre Georges de la chanson française – avec Brassens. Avec sa barbe et sa guitare de pèlerin, Moustaki a parcouru en faux dilettante la planète et la vie. L’ancien môme – amant et parolier – d’Edith Piaf, copain avec Brigitte Fontaine, sa voisine de l’Île Saint-Louis, à Paris, avait adoubé le prix qui porte son nom et dessiné son logo. «  Il a été là pour les trois premières éditions du prix, il ne participait pas au sélections, pour ne pas influencer le jury, mais il pouvait dire  : ‘C’est un bon cru’  », rappelle Thierry Cadet.

Pour quoi  ? Pour qui  ? Un prix qui s’adresse à tous les chanteurs, chanteuses ou groupes venus de l’aire francophone, comme l’indique son règlement (Comment participer  ?).

Les artistes retenus pour la finale sont :
Cyprès, un conteur dans les règles de son art.
Laurie Darmon, une jeune fille qui a tout le temps de pousser.
Garance, rockeuse dans l’âme, chanson dans la forme.
Baptiste W. Hamon, qui vient de là, qui vient du folk.
Jules et Jo, un trio belge et théâtral qui chante… les roux.
K !, une fille qui fait boom.
Liz Van Deuq, piano-voix, des textes parfois drôles, parfois sensibles.

Et les gagnants sont… Jules & Jo, prix du public, et Liz Van Deuq, prix du jury.

Comment  ? Vu de l’intérieur, un jury d’une trentaine chroniqueurs musicaux de tous horizons – de Longueur d’Ondes à I-.Télé, en passant par Télérama, Le Figaro et RFI – , d’attachés de presse, de directeurs de festivals, bref, de professionnels de la musique curieux et à l’écoute. A la suite d’une pré-sélection, les jurés choisissent au cours de deux séances d’écoute les sept finalistes de l’année. La chanteuse Rose succéde à Clarika dans le costume de présidente du jury et les parrains de cette édition sont Archimède.

Quand  ? Pour la 6e édition, fin 2015 début 2016. D’ici là, le Prix Moustaki recherche ardemment des mécènes. A bon entendeur.

Bastien Brun
Photos Marylène Eytier

Publié le