Alors elles acceptèrent les poisons synthétiques
(Tanzprocesz)
FemmeMalgré le choix d’un titre d’opus qui ne met pas l’eau à la bouche, l’auditeur aurait tort de ne pas plonger dans ce bain « électro-aquatique ». Les gargouillements électroniques que l’on entend possèdent à coup sûr une vie propre. En tout cas, ils apparaissent bien plus humains que nombre d’exercices acoustiques. Femme semble travailler sur des artefacts, des sonorités de vieux appareils que des êtres sans imagination auraient mis à la casse. Ces créatures résilientes surnagent sur une bande magnétique au gré des courants, ou même à contre-courant, sans portée ou autre convention pour les brider. Elles finissent par composer deux pièces de musique bien vivante plutôt que savante. Nous sommes ici loin d’une électronique proprette de salon. Les géniteurs, Arno Bruil et Fusiller savent aussi booster les notes et épaissir la matrice lors de lives énergiques. codexanimal.bandcamp.com

Vincent Michaud


Publié le