Soirée Longueur d'Ondes du 3 Novembre 2014 au Pan Piper Paris
Le 3 novembre 2014 au Pan Piper (Paris)

Ce lundi soir, le Pan Piper a revêtu son sweat à capuche, son T-shirt noir et blanc, et collé des stickers « Longueur d’Ondes » sur sa veste. La salle du 11e arrondissement de Paris accueille cette nouvelle « Soirée LO » et comme à chaque fois, c’est une joie de faire découvrir sur scène les artistes que l’on a aimé et défendu dans nos colonnes, avec, pour la programmation et la com, l’aide de Labo Culture dont il faut saluer le travail ! Cette fois-ci, ce sont le Montpelliérain Dimoné,les Parisiens du Yalta Club, et les Belges de My Little Cheap Dictaphone qui étaient là.

Dans notre dernier numéro, voilà ce que raconte Dimoné de son écriture : « Les chansons mettent beaucoup de temps à arriver. Parfois, elles m’ont été demandées par les ZAT (Zone Artistique Temporaire) de Montpellier, ça m’a imposé une date et obligé à faire exister la chanson de façon originale et singulière. Les autres sont nées en travers. Des choses que j’écris sur mon smartphone à la suite, puis je fais le tri. J’essaie de leur trouver un costume avec la musique. »

Avec sa voix grave, Dominique Terrieu (alias Dimoné – « le démon » en catalan) a un grain qui rappelle Alain Bashung. Telecaster en bandoulière la plupart du temps, il se contorsionne entre les chansons quand il ne gueule des « mercis » à trois mètres de son micro. Parfois, on souhaiterait carrément entendre rugir la bête, cependant ses jolis mots gagnent en profondeur dans les moments les plus planants, quand le clavier prend des allures d’harmonica et que tout se perd dans le brouillard. « Maquille-moi ce sourire d’artiste / N’oublie pas mon bandeau avant d’entrer en piste », chante-t-il avant de susurrer l’histoire malheureuse d’un lanceur de couteaux. La fin de son set, plus rock, révèle complètement le bonhomme…

Revenus du Mexique spécialement pour ce concert, les Yalta Club ont, semble-t-il, amené avec eux leur fan club dans une salle déjà bien pleine. La trompette, les instruments de poche (piano jouet, ukulélé…) et les rythmes syncopés font de ce club des six, un joli cocktail bien coloré. Comme les Américains de Vampire Weekend et Paul Simon avant eux, les Yalta ont mis dans leur pop l’influence de la sono mondiale. S’ils reprennent David Bowie (« Starman »), on se croit parfois aux Caraïbes, chapeau de paille sur la tête… Le moment à retenir : à la fin du set, quand tout ce petit monde pas encore remis du décalage horaire vient jouer un dernier morceau au beau milieu du public, sans aucune sono…

My Little Cheap Dictaphone, groupe de Liège, est sur scène une véritable machine rock Riffs de guitare puissants, claviers aériens, chant en anglais, et véritable rage. MLCD, c’est un bloc. Il y a bien des projections vidéo, mais franchement, ces cinq garçons menés par Michael Larivière (leur charismatique Redboy), se suffisent à eux-mêmes. Après son dernier aller-retour dans le public pour une petite leçon de guitare, les néons illuminent la scène, il est bientôt minuit.

Dernière info pour la route : la prochaine soirée Longueur d’Ondes au Pan Piper – vous pouvez aussi dire « panpipé » comme Dimoné si ça vous chante… -, c’est le 12 décembre, et sur scène, il y aura Cabadzi et Hippocampe Fou : S’inscrire à l’événement

Serge Beyer & Bastien Brun

Photos : Marylène Eytier & Pauline Alioua

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