MaMA festival - Natas Loves You
Du 15 au 17 octobre 2014 à Paris

CADRE : 24 salles de concerts tout au long du 18e

MÉTÉO : L’été indien dans la ville ! T-shirts de (re)sortie.

HISTORIQUE : En cinq éditions parisiennes, le festival est devenu un événement international incontournable dans le domaine des rencontres professionnelles de la filière musicale.

CHIFFRES :
4372 professionnels (soit 15% de plus que l’an dernier)
67 nationalités représentées (Afrique, Asie et Amérique Latine montrent toujours un intérêt croissant pour l’évènement)
1705 structures présentes (1578 en 2013)
420 accréditations médias délivrées
100 concerts
7000 personnes dans le public.

BUZINESS : Au Trianon, lieu central : 60 conférences, débats, présentations, ateliers et activités de networking (En bon français : speed meetings, initiatives corner, apéro-showcase, match-making, business lunch, etc.).

LES PLUS : le quartier Pigalle et ses salles (Cigale, Boule Noire, Divan du Monde, Trois Baudets…), au pied de Montmartre est un cadre parfait. L’ambiance plutôt conviviale.

LES MOINS : Pas de pass pour aller d’une scène à l’autre et des sets très courts : pour le public, le MaMA n’est pas l’endroit idéal pour voir des concerts.
L’omniprésence de l’anglais partout est vite saoulante ! Même sur la scène Atalante de la Sacem les artistes (français) sont présentés en anglais exclusivement…
Et quel dommage que certaines salles ferment si tôt !

COUP DE GRIFFE : Depuis quelques mois, on entend pas mal parler de Camp Claude en coulisses. Mais pour le coup, n’est-ce pas trop, trop vite ? Au vu de son set aux Trois Baudets, tout cela ressemble beaucoup à Goldfrapp, et si Diane Sagnier – aussi photographe de son état – possède un joli brin de voix, en revanche, on aime moins ce qu’elle dégage sur scène. De là à parler de pose et de cliché…

COUP DE COEUR : EZ3kiel était ici pour présenter son nouveau spectacle « L.U.X. » à La Cigale et ce n’est pas pour rien si on vous en parlait déjà dans le dernier LO (cf. N°72, p.37). Revenu d’une version extended, avec un ensemble orchestral, le groupe tourangeaux laisse à nouveau toute la place à son trio guitare-basse-batterie et fait parler la lumière. Faire « headbanger » une salle remplie de professionnels n’est pas une mince affaire et pourtant…

LA RÉVÉLATION : Le groupe Suisse Stevans, petit diablotin rock-électro à grande énergie groove, sonne comme du rock anglais classieux. Cinq sur scène, belle synergie.

FRACASSANT : Les Québécois We Are Wolves ont tout pour eux : des mélodies qui tiennent la route, un batteur qui mène la transe, des riffs bétons et un chanteur hyper puissant. La claque du festival !

VU ET APPROUVÉ : Marie-Flore parce que son joli concert est bien à l’image de son premier disque, Mina Tindle http://minatindle.com pour sa présence naturelle et son côté plus rock sur scène, Kid Francescoli un Marseillais à suivre, Erotic Market groupe à deux batteurs et chanteuse entre hip-hop et spoken word qui « joue » ses titres avec une présence hypnotique, Jesus Christ Fashion Barbe  quatuor décapant, sans concessions et harmonique à la fois, ayant un excellent sens de la mélodie rock.

VU ET PAS APPROUVÉ : Juniore duo look Françoise Hardy (jeune) au synthés et à la gratte, plus un batteur barbu. L’ensemble sonne 60’s-yéyé avec tous les clichés du genre. Ça pourrait être fun en live, mais leur classicisme sérieux d’où rien ne dépasse (monotones couplet-refrain-couplet-refrain), jusqu’aux chorus « Ouh ouh » de rigueur, lassent rapidement.
Bel Plaine belplaine.com jeune quintette pop-rock qui démarre bien mais qui vire vite au boys-band 2.0.

MITIGÉS : Applause, si bien sur disque, si groove et rock sur scène, mise hélas sur un chanteur maniéré poseur et gesticulant. Dommage. Fred Woods, trio à songwriter fort bien entouré, mais vraiment trop introverti.

L’OVNI : Wolf Under The Moon show concept avec décor en cartons découpés, jeux de maquillage fluos apparaissant ou disparaissant à la lumière noire, sorte de comédie mélodramatique avec influences Cure, Mylène Farmer voire Patrick Juvet, jonglant avec le kitsch d’une kermesse scolaire. Chant sur playback de musique à prendre au ixième degré.

L’an prochain : Du 14 au 16 octobre 2015.

www.mama-event.com

Texte : Bastien Brun & Serge Beyer

Photos : Marylène Eytier

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