The Bewitched Hands live


Ils enflamment Rock en Seine

Ils devaient arriver la veille, c’est finalement samedi 25 août, en début d’après-midi que The Bewitched Hands sont arrivés sur le site du festival Rock en Seine. Faut dire que les six Rémois ne venaient pas ici assister aux prestations de Placebo, dEUS et autres Dionysos. Non, non, eux venaient pour jouer, pour la première fois, leur nouveau set, largement inspiré de « Vampiric Way », nouvel album que l’on sait désormais bien au-dessus du lot.

Cueillis dès leur arrivée par leurs charmantes manageuses et autres attachés de presse, les membres du groupe n’ont guère le temps de lambiner. C’est parti pour une intenseaprès-midi promo, mais pas que… Le concert est dans moins de 4 heures, il y a la scène à repérer, les balances à faire et, entre les deux, de nombreuses interviews à donner, beaucoup de radios, dont le Mouv’… et une session photo pour Longueur d’Ondes !

Ben et Anthonin sont les plus sollicités, mais chaque membre participe à sa manière à cette journée marathon. Les loges ou l’espace VIP font office de lieu de rendez-vous. A peine le temps d’apercevoir Tom Barman sortant de scène ou Patrick Carney, le batteur de The Black Keys, que déjà un minibus les attend pour rejoindre la « Scène de l’Industries à quelques encablures de là.

BH 1 -Noël Gallager 0
Le parterre est quasi-désert, les musiciens prennent leurs marques avec professionnalisme. Chacun à sa place, comme d’habitude. Il faut garder les distances habituelles pour ne pas se perdre sur cette grosse scène. Ben cherche du feu. Le tract ? « Non, juste envie de fumer. » Comme on n’a pas de feu, on cherche avec lui. L’ambiance est apaisée. La présence du guitariste d’Oasis à l’autre bout du domaine de Saint-Cloud alimente les conversations, mais sans plus. Devant la scène, un supporter tend un panneau joliment illustré d’un « BH 1 – Noël Gallager 0 ». Ils rigolent, ils sont déjà dans leur bulle, savent qu’il faut occulter l’effervescence du festival le plus branché de France pour se concentrer sur le concert. C’est déterminant à plus d’un titre. Parce que l’album va sortir dans quelques semaines, parce que le nouveau répertoire va être, pour la première fois, joué en public, parce que c’est leur rentrée, celle d’une année à venir pleine de promesses qu’il ne faut surtout pas mettre en péril. Le groupe ne s’est pas produit live depuis le printemps, mais sort d’une résidence intensive de quelques jours.

Envie de faire peau neuve
Reste que jouer pour la première fois les morceaux d’un nouvel album à sortir dans un festival comme Rock en Seine apparait comme sacrément gonflé. D’autant que la set-list, scotchée sur les retours, est quasi-exclusivement composée de nouveaux titres ! « L’album est fini depuis décembre. Pour nous ce n’est donc pas des nouveaux », rigole le bassiste. « Birds and drums » notre premier album a déjà 5 ans, confirme Anthonin. Cela fait un moment que nous le jouons, plus de 200 fois alors quitte à revenir, autant le faire avec de nouveaux trucs. Nous nous sommes posé la question sur le pourcentage des morceaux, mais nous avions tellement envie de faire peau neuve, de montrer que nous ne restions pas statiques sur de vieux trucs.»

L’heure fatidique approche. Le public se masse peu à peu devant la scène. Noël Gallagher va bientôt commencer, mais c’est visiblement aussi ici que cela se passe. Un concert enlevé et convainquant, porté par les figures gestuelles d’Anthonin, le sourire parfois interrogatif de Marianne et la gouaille de Ben, guitare levée en signe de victoire pour un final explosif. Le stress a disparu, c’est visiblement gagné.

Comme la promo est finie, après le concert, c’est quartier libre jusqu’à la petite réception organisée en leur honneur par leur maison de disques au bar VIP après le concert des Black Keys. Des mondanités par forcément du goût de tous. Anthonin et Marianne, par exemple, ont préféré rester à l’écart. Ils se sont faits discrets, contrairement à Ben, jamais en retard d’une fête !
Il y en aura bien d’autres : le groupe est appelé à tourner désormais tout l’hiver. En France, jusqu’à la fin de l’année. Mais sans doute bien plus longtemps et bien plus loin encore. C’est sûr, l’été prochain, tout le monde va les vouloir !

Texte et photos : Patrick Auffret




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