BOULE

« Petit-fils de Fantômas »
(Studioneptune)
Comment chanter quand on a un cheveu sur la langue ? En faisant des chansons marrantes et en se faisant passer pour le rigolo de service, bien sûr. Comme Gotainer qui jouait d’un physique particulier pour faire le crétin. Quand en plus on s’appelle Boule et que, tout naturellement, on a un site web baptisé sitedeboule.com, on se dit que l’on va bien se taper sur les cuisses. Sauf qu’il y a tromperie sur la marchandise. Parce que le bonhomme chiade trop ses chansons pour céder à la gaudriole facile. Des textes malins qui penchent parfois vers une nostalgie des airs apaches du Paris de la fin du XIXe siècle, qui rappellent un peu la manière qu’a Thomas Fersen de poser des personnages en quelques minutes, des musiques aux petits oignons… on se dit qu’il serait dommage de réduire le bonhomme à sa désinvolture. Même si Didier Super vient mettre le souk pour le dernier morceau, on balance avec maîtrise d’un sourire entendu à des jolies émotions.

JL Eluard




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