BATLIK

« Le poids du superflu »
(À Brûle Pourpoint / Zamora)
Bon, le moins que l’on puisse dire c’est que les textes de l’album sont sombres. On passe de la maladie (« Enfumée ») à la colère anarchiste du 14 juillet (« Carnaval »), sans oublier de faire un petit détour du côté de l’impasse (« Tentatives ratées ») et des dépressions (« La mer d’Aral »). Il ne s’agit donc pas d’une promenade au pays de la légèreté et il faut bien reconnaître que c’est parfois un peu trop enfoncé dans le pathos (« Encore »). Mais curieusement, le pessimisme n’est jamais total et les accompagnements induisent la lumière que les mots ont perdue dans les dédales de l’existence. La guitare sèche aux accents de pop-folk, malgré sa teinte de blues, parle de mélancolie mais aussi d’un amour du monde qui n’est pas près d’être perdu (« De la même façon »). Quant à la contrebasse, elle se balance, à la fois cordes et hanches, cafard et joie de vivre. www.abrulepourpoint.com

Lise Facchin



© 2012 - 2014  Longueur d'Ondes - Design par Shake Studio & Iconoclaste