Altam

« Tout le monde vibre »
(Le Cri du Charbon)
Le texte d’ouverture (éponyme de l’album) plante le décor d’un humanisme lucide sans être naïf ; la musique est à l’avenant, dance-rock avec des intonations world saupoudrées ici et là. C’est frais et profond à la fois. Juste après, sur « Marianne », le chanteur parle plus qu’il ne chante, sur « Qu’un homme », il approche le hip-rock, aidé par des musiciens algériens, alors qu’avec « Les yeux en face » ou « Les dieux », il nous plonge dans les années 80 synthétiques, n’hésitant pas, juste après à basculer dans un trip XVIIIe siècle mâtiné de post-rock sur « J’avais tort » ! Bref, tout sauf un album linéaire. Et chaque fois, les textes font mouche : forts, sans fioriture, justes, touchants et assénés avec force ou tendre assurance. Vraiment l’un des points forts de ce groupe qui n’en manque pas.

Serge Beyer




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