The Besnard Lakes


Il Motore (Montréal), le 29 mai 2012
La pluie abondante reçue en fin d’après-midi nous a préparés pour une suintante soirée d’indie rock anglophone montréalais.
D’abord, le trio C T Z N S H P nous enveloppe de son rock lent, mais lourd. Ensuite, Intensive Care, sous l’éclairage d’une projection abstraite, nous enrobe de son rock idiosyncrasique. Mention spéciale au guitariste en feu dont la technique, l’énergie et les mouvements sur scène le placent dans une catégorie bien à part parmi les guitaristes plutôt amorphes qu’offre le genre.

Le plat de résistance, The Besnard Lakes, embarque sur les planches à minuit moins quarante-trois en aspergeant d’une attaque sonique atmosphérique, doublée d’un enveloppant écran de fumée épaisse, la foule d’environ 150 personnes.

Le couple qui mène la formation présente un contraste visuel intéressant : le grand Jace Lasek (guitare/claviers/voix) est affublé d’une guitare qui semble minuscule et la petite Olga Goreas (basse/flûte traversière/voix) porte une basse qui paraît gigantesque. Besnard nous baigne dans sa musique puissante au fort accent psychédélique et progressif, le tout appuyé par un jeu de lumière hypnotisant par moment.

Le quatuor fort expérimenté en concert ponctue le spectacle de courtes interventions. Telle la demande de Goreas, une fois son verre desséché, qu’on vienne lui faire le plein (préférablement de whisky) ; ce à quoi la pulpeuse serveuse obtempéra.

Une douzaine de pièces (dont trois au rappel), tirées principalement de leurs albums The “Besnard Lakes Are the Roaring Night” et “The Besnard Lakes Are the Dark Horse”, s’abattent sur le public pendant une heure trente qui suinte la grandiloquence.

Site de l’artiste

Texte : Eric Bertrand
Photos : Michel Pinault



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