Sélection de maxis

Avec tout ce chambardement (nouvelle maquette, nouveau logo, anniversaire…), on en aurait presque oublié les EP que les artistes nous envoient tout au long de l’année. Alors pour rattraper le retard, et en attendant le retour de la rubrique dans le magazine, voici une sélection de maxis qui nous ont interpelés ces dernières semaines…

The 666 Revelation
« The 666 Revelation »

(DV’s records)
Ces six titres de rock sont bien imprégnés de l’esthétique noir et blanc. À partir d’une base sombre, un peu blues, un peu poisseuse, le groupe bordelais recherche l’ouverture à des rythmes entraînants. Les voix mixtes participent à cette dynamique, les claviers pop s’animent en contraste avec les guitares et le frappe sèche de la batterie jusqu’à un dernier titre rayonnant.
myspace.com/666revelation
Béatrice Corceiro

Clinic Rodeo
(Autoproduit)
Entre White Stripes et Kills, Antonia et Adrien (batterie et chant / guitare) balancent dans des ambiances cinématiques un blues cradingue. Après l’invitation au Psychotel, excellent bar pour créature malfaisante, de belles randonnées portées par une voix profonde et insaisissable digne du cabaret de Kurt Weil, voire de Leonard Cohen. Un futur duo de référence de l’indie-rock français ?
clinicrodeo.blogspot.com
Patrick Auffret

Corte Real
« Saint Louis »
(CBE Records)
N’est-ce pas Dylan que l’on entend aux premières notes de « Ligne 15″ ? N’est-ce pas Stéphane Eicher que l’on écoute chanter sur « Rose croix » ? Ce grand écart, c’est ce groupe versaillais qui le pratique sur un premier EP introductif, fruit d’un an de travail. L’on croirait entendre de vieux marins amateurs de grands espaces et de whisky, non avares en belles mélodies et en élans vintage. Merci !
myspace.com/cortereal
Julien Deverre

Dream Baby Dream
(Autoproduit)
Un EP 7 titres, c’est presque comme un album, non ? Dream Baby Dream s’appuie sur la triangulation rock-pop-folk pour livrer une série de morceaux impeccables. Références Anglo-saxonnes (Johnny Cash, Patti Smith, New Order, Radiohead) mais produit garanti made in France. Filez-voir l’excellent clip de « Dead as disco », le morceau fort du maxi.
myspace.com/dreambabydreammusic
Camille Larbey

Elephant
« Rien »

(Autoproduit)
François Villevieille et Liza Wisznia dévoilent des mélodies pop épurées mais enjouées. On est bien loin des ambiances oppressantes que l’on pourrait imaginer en pensant au film de Gus Van Sant. Au contraire, soutenus par une très riche instrumentation, ces deux-là font preuve légèreté artistique précieuse et rafraichissante. Un craquante pop à la mode de Gainsbourg.
myspace.com/elephantmusique
Patrick Auffret

Enterré Sous X
« Work in progress »

(Autoproduit)
Quatre slameurs habiles accompagnés de quatre jazzmen aguerris. Ce groupe toulousain offre un entrelacs de mots et de notes : la poésie des textes se confond avec le lyrisme du jazz, et inversement. De beaux moment dans cet EP, comme le titre « Bank people » où le spoken word dépasse le simple phrasé pour devenir un cinquième instrument.
myspace.com/enterresousx
Camille Larbey

Gachette of the Mastiff
(Leonizer Records)
Ce duo électro-pop partage les mêmes goûts vestimentaires douteux et la même fougue un poil « je-m’en-foutiste » que ses confrères Naïve New Beaters ou Sexy Sushi. C’est groovy, funky et dancefloor aussi. À noter, trois très bons remixes faits par des producteurs complètement inconnus : D-Lid, Xeum et Shiko Shiko.
myspace.com/gachetteofthemastiff
Camille Larbey

Hollow Child
(Autoproduit)
Saintes est une petite ville (26 000 âmes) mais reste un terreau favorable à la musique. Peut-être une histoire de vigne, allez savoir… Après Frànçois & the Atlas Mountain qui a retourné l’indiesphère l’année dernière, voici venu le temps d’éclairer Hollow Child, un groupe de rock (aux influences swing, jazz, reggae) avec deux guitares pour plus bruit.
myspace.com/hollowchilds
Camille Larbey

Joy as a Toy / Germanotta Youth
(Cheap Satanism records)
Un split CD thématisé film d’horreur pour deux groupes adeptes du vampire rock. « Profondo rosso » est la musique revisitée d’un film de Dario Argento, le maître du gore italien (et aussi père d’Asia… Bien vu. Le second combo opte pour Hallowen, de John Carpenter. C’est plus … déstructuré. Un titre original des Belges et deux des Italiens complètent ce disque d’une autre époque.
www.cheapsatanism.com
Patrick Auffret

Killtronik
« Paris la nuit »

(Autoproduit)
Nostalgiques de Stardust, Benjamin Diamond ou Phoenix époque late 90′s, peut-être Killtronik aka Kévin Blanc saura-t-il vous consoler. Avec ses pop songs aux habits électro impeccablement mis en valeur par la production de Josselin Bordat et Sébastien Prades, ce jeune Cannois livre cinq premiers titres que certaines mauvaises langues décriront comme un peu racoleurs mais assurément accrocheurs.
www.killtronik.com
Caroline Dall’o

Kuston Beater
(Chez Kito Kat)
Parés à décoller pour un voyage spatio-musical en immersion totale ? Ce Luxembourgeois, aux commandes d’un vaisseau daté des premiers pas de l’électronique, nous transporte avec langueur, au gré de longues plages d’arpèges synthétiques et d’ambiances désuètement futuristes. Ce décorum typique SF des années 80 rendrait fier les pionniers du genre.
myspace.com/kustonbeater
Damien Baumal

Lolito
(Autoproduit)
J’aimerais bien être comme un membre de Lolito  : toujours post-ado, sans connaître encore les responsabilités pénibles des adultes, jouer dans un groupe cool de garage/power-pop, commencer à écumer les petites scènes indé à travers la France, et même avoir un EP pour me la péter un peu devant les potes et passer pour des gars sérieux lorsqu’on ira sonner aux labels.
myspace.com/myLolito
Camille Larbey

Part Company
« Babar »

(Green United Music)
On aime la pochette gentiment retro, on aime le mélange entre les Stones des 70′s et le MGMT d’aujourd’hui, et surtout, on aime l’ambiance de ses quatre ballades psychés qui semblent conçues pour une douce nuit d’été. Un duo franco/américain qui crée la surprise avec un premier Ep sur lequel on miserait volontiers nos maigres économies.
myspace.com/partcompanymusic
Julien Deverre

The Pregnant Dancers
« Rebirth »

Renaissance donc pour ce EP tout en atmosphère dans la mouvance de Sonic Youth. New York Ciry, premier titre, pose logiquement les bases d’une musique progressive et scintillante qui se veut entêtante sur la durée. Et l’on se laisse facilement bercer par les sonorités raffinées de ce quatuor en devenir, qui sait se faire fragile façon Sigur Ros tout en laissant libre court à ses variations électro jusqu’à NYC, long remix final et hypnotique de la chanson d’ouverture.
myspace.com/thepregnantdancers
Patrick Auffret

Quito
(Autoproduit)
L’artiste du groupe Señor Holmes propose un maxi de rock français, jouant adroitement des mots comme des envolées de guitares et de cuivres. Les paroles, écrites avec soin, évoquent librement des réflexions de tout ordre pour refléter les maux du siècle : elles dénoncent, invitent à la tolérance, évoquent l’addiction et la recherche de soi.
quitomusic.com
Mélodie Oxalia

Ride The Arch
« Diagonal elevator »

(Autoproduit)
Comme une musique posée sur le feu, avec des éléments qui se consument cruellement et d’autres qui ressortent avec une délicatesse inattendue. Des rockeurs de la scène angevine ont trouvé l’équilibre juste pour exprimer de belles sensations dans ce projet électrique et aérien  : ils jouent dans une atmosphère rock un peu rugueuse et font ressortir des espaces plus en légèreté.
myspace.com/ridethearch
Béatrice Corceiro

Rikkha
« Covers »

(Le Bison Production)
Le glam punky sexy de cette formation parisienne est diablement efficace. Porté par la guitare de Seb le Bison, Juliette Dragon, « flamme fatale », met à profit son expérience de meneuse de revue burlesque pour donner du corps à cinq reprises électriques. C’est plutôt convenu avec Depeche Mode et Nirvana puis tourne à l’excellence avec ce morceau de choix : « Chick habbits », version revisitée d’une reprise de Gainsbourg par la délicieuse April March.
www.rikkha.com
Patrick Auffret

Signal ²
« Fireball »

(Chez Kito Kat)
Version très contemporaine du style indus, la musique du duo clermontois se tient à la croisée des chemins entre un héritage assumé et la déclinaison de nouvelles perspectives. Les machines emplissent le son comme les guitares d’antan et qu’elles tracent un sillon dubstep ou breakbeat, l’atmosphère y est toujours parfaitement dark et oppressante. Un premier EP bien carré.
myspace.com/signalcarr3
Damien Baumal

Smile Away
« Home made »

(Autoproduit)
Ce trio lyonnais revendique deux influences : les années 90, et Seattle. Ce qui correspond donc à un joli pan du grunge. Quant aux six titres de cet EP, ils rappellent le temps perdu des K7 audio enregistrables qu’on se filait entre pote et où il manquait toujours un peu de place pour écrire la playlist au bic. C’était les « nineties », la belle époque…
www.reverbnation.com/smileaway
Camille Larbey

Stoned Popes
« Stereo on »

(Autoproduit)
On écoute ces cinq titres comme on lirait la carte postale d’un ami qui aurait troqué sur un coup de tête, son costume de citadin pour une chemise à fleurs. Finalement, on s’imaginerait bien aussi en maillot de bain avec cette pop dépaysante, faussement légère, sucrée et mélodique qui entre son goût pour le reggae et les Beach Boys, laisse juste ce qu’il faut de place pour notre serviette.
myspace.com/stonedpopes
Damien Baumal

Théodore, Paul & Gabriel
« The silent veil EP »

(Belleville Music)
Attention nom trompeur. Il s’agit ici de trois Parisiennes, aussi classes sur les photos qu’un Jarvis Corker. Mais parlons plutôt musique. L’EP regroupe cinq superbes titres pop-folk. Les voix gracieuses se mêlent aux délicates mélodies. Ca s’écoute assis, debout, couché, seul ou à plusieurs, en lisant ou en conduisant, bref partout. C’est beau comme l’Amérique, celle de Dylan, Simon & Garfunkel.
myspace.com/theodorepaulgabriel
Camille Larbey

Thousand
« Tous les jours »

(Autoproduit / Fargo)
Quatre nouveaux titres construits à partir des fondements folk, et sculptés de contours ornementaux aussi subtiles qu’audacieux. Toujours ingénieux dans les précisions qu’il apporte autour de sa guitare et de sa voix profonde, Thousand sait habiller sa musique, à mesure que les mots et les sons en ressortent toujours grandis, épanouis dans une dimension singulière.
myspace.com/thousand1000
Béatrice Corceiro

Ultra Panda
(Les Disques du Hangar 221)
Vous venez de vous prendre la tête avec votre patron, votre petit orteil s’est cogné dans la porte ou vous terminez votre période d’ermitage hivernal, bref vous sentez le besoin urgent d’une grosse débauche d’énergie : confiez vos oreilles à ce combo power-rock noise. En 6 titres et 20 minutes, vous sentirez l’adrénaline se diffuser en vous et retrouverez la sérénité.
ultrapanda.bandcamp.com/album/ultra-panda
Damien Baumal




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