Patrick Watson

Patrick Watson - Photo : Antoine Van Der Straeten
Le Cabaret Sauvage (Paris). Le 24 avril 2012
Guirlande! Par petites touches de lumière, du bout des doigts, le piano retentit. Aux bords de scène une foule déjà amassée depuis une heure se resserre davantage. Plus d’espace libre dans la salle toute ouïe. Lighthouse introduit la soirée. Dans l’intimité de la scène, si chère à l’artiste, nous sommes les « bienvenus » dans son appartement, comme la configuration d’enregistrement du dernier album « Adventures in your own backyard », sorti ce mois d’avril.

S’impose alors cette convivialité naturelle, ces jeux d’accents, jeux de mots, jeux d’enfants qui, par effet dégrossissant colle si bien à l’esprit montréalais. En corolle, le groupe se concentre au milieu d’une scène chargée d’instruments, la soirée continue avec « Words in the fire ». Mélange d’ardeurs, de douceur, de touches cinémato…graphiques, la musique dessine une atmosphère et « The things do you » se fait entendre.

Tour à tour les anciens albums viennent accentuer cette « Adventure ». Averti, le public de l’avant-scène tente de rendre indélébile l’événement à coup de smartphone. Tandis que d’autres, à l’arrière-salle font connaissance avec le genre : Watson. Sans trop de difficultés, le résultat se lit sur les visages : conquis ! D’ailleurs le public parisien, dans une salle plus que sold-out, ne se lasse pas, il s’accroche au rappel.

« The Great Escape » s’introduit dans cette première fin. Musique organique dont le poumon s’appelle Watson, à la chaleur du live, quelques petites notes s’emballent ici ou là, l’occasion de donner naissance à d’autres sonorités aux titres les plus joués. Un enchaînement de mesures et pour lesquelles le public devient le choeur. Communion totalement maîtrisée ; dans cette instantanéité la foule en redemande. Et comme la fin est toujours trop proche, deux rappels auront raison de ce que l’on doit nommer aussi le groupe Watson, grâce à la présence continuelle de ses pérennes acolytes. Suite de l’histoire : live à Londres puis Brighton avant un retour outre-Atlantique début mai.

Patrick Watson sur myspace

Texte : Elodie Fournot
Photos : Antoine van der Straeten




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