Ils ont pris la plume pour LO


Alors que nous préparions d’arrache-mains-pieds-cheveux-et-autres la nouvelle maquette, le nouveau logo, les dossiers spéciaux pour le numéro (papier) anniversaire, et que nous ouvrions les recueils des numéros archivés pour faire un petit tour dans le passé, nous avons eu l’idée de faire tourner une newsletter dans le milieu « de la profession » pour récolter les avis sur les 30 ans du magazine… Beaucoup de réponses, un œil décalé sur notre travail ; ça remue les tripes, ça fait sourire ou ça émeut, en tout cas c’est à l’image de ce que nous sommes. Florilège…

« Hey Longueur ! Tu permets que je t’appelle Longueur ? Parce que bon, ton nom de famille à particule, ça m’fait un peu bizarre en ces temps de disette. Eh bien, je te souhaite un joyeux anniversaire, toi qui es né quelques mois avant moi. (Tiens dans l’astrologie chinoise, on est des chiens… Pas en vrai, hein !) Je n’ai qu’un seul souhait, c’est que ça dure encore 30 ans. En fait, je crois même que j’veux qu’tu m’enterres ! »
Mell

« La première fois que l’on s’est rencontré, c’était à l’occasion de la sortie de deux disques : « La ballade de Calamity Jane » et « Chienne d’un seul ». Contrairement au premier, « Chienne d’un seul » n’a pas été distribué ailleurs que sur mon site. Et pourtant il avait vraiment sa place dans l’article, ce qui me fit un immense plaisir. Ce disque existait et était aimé. Et d’emblée, je me suis dit que ces gens aimaient vraiment la musique. Par delà les styles, les modes, les pauses arty et les aspects commerciaux. C’est assez rare de nos jours pour que ça nous frappe. Depuis, je suis toujours overjoyed de constater une fidélité à toute épreuve, une attention réelle à mon chemin, et à ceux de tant d’autres artistes. Le mag est du côté des artistes à cent pour cent ! »
Chloé Mons

« Nous avons fait une cinquantaine d’envois de mon album « Matières premières » à la presse dont un à Longueur d’Ondes. Comme dans une success story, en vacances au Maroc, ma manageuse reçut un coup de fil du rédacteur en chef de Longueur d’Ondes lui disant que l’album avait suscité un grand intérêt. Le journal parle ensuite de faire une séance photo à Paris. Habitant Marseille, je dis à ma manageuse que je vais envoyer des photos, quand elle me coupe : « Y’a pas à réfléchir, on monte à Paris ». Elle a eu tellement raison… On s’est retrouvé en couverture du magazine ! Pour un premier album autoproduit, ça le fait plutôt « grave » d’avoir une couv’ à 100 000 exemplaires… J’étais tellement fier qu’elle est restée deux ans en première page de mon site. Grâce à ça, nombre de professionnels du secteur ont pu découvrir mon rap. Pour la petite anecdote, sur la photo, je devais apparaître avec des tongs, sauf que voilà… trouver des tongs à Paris au mois de janvier, c’est pas si simple ! J’ai dû faire trois magasins de sport avant de me rabattre sur des shoes de sortie de douche (avec des trous dessous qui font mal) que j’ai jamais remis depuis. Mais bon, faut souffrir pour faire des unes ! »
Duval MC

« La presse, c’est dur ! La presse musicale, c’est impossible… Alors un magazine francophone gratuit, ça ne peut être qu’un miracle réalisé par un sorcier aux plumes d’ange. Longueur d’Ondes résiste depuis 30 ans en se payant le luxe de Unes qu’aucun autre magazine n’aurait le courage d’avoir. Moi, ils m’impressionnent ! Bravo. (Et merci au photographe qui m’avait tiré le portrait pour le papier sur les Francos. C’était super)»
Gérard Pont, directeur des Francofolies de La Rochelle

« Comment ne pas avoir eu l’œil attiré un jour par un magazine qui portait un tel nom, terme usuel dans le monde de la radio ? Comment passer à côté de cet inconditionnel de concerts ? J’ai vite compris, à la lecture de ce bimestriel, qu’il avait été créé par un passionné entouré de disciples dont l’unique religion était d’être défricheurs de talents (et de festivals), mais également décrypteurs de tous ces métiers de l’ombre qui tournent autour de la musique ! On ne peut que s’inspirer de l’intitulé de certaines de ses rubriques et dire que Longueur d’Ondes : « On y croit » (ou « croît ») et « On y tient » ! »
Alain Pilot, journaliste à RFI

« 2010… Summer sort un « RDV Drague » fabriqué dans des conditions idéales : studio, ingé, Michel Cloup, bon mastering. Ensuite, bizarrement, le groupe traîne un peu. Un matin on apprend que Longueur d’Ondes avait fait une chronique. Effet boule de neige ? C’est probable : durant les semaines qui suivirent le commentaire de Patrick Auffret, le rouage foireux de Summer sembla se trouver des oreilles. Boostée par l’enthousiasme de Longueur d’Ondes, la presse web et écrite prend soin d’écouter l’album, puis de le chroniquer de façon très respectueuse. Fort de cet éclaircissement bienvenu, la balle revient dans notre camp, celui qui nous convient plus que tout : faire des disques, librement, résignés. Happy birthday & so long live ! »
Summer

« J’ai connu Longueur d’Ondes par des réseaux amicaux. C’est comme ça que tout prend sa valeur. J’ai partagé avec l’équipe, des points de vue, des repas et des bons vins. C’est comme ça que tout prend sa saveur. Je suis donc persuadé que, sur ces bases, les choses de la vie – et de la musique qui en fait partie – sont d’une bien plus grande délicatesse. Aujourd’hui, que les industries du disque et du concert sonnent le glas de leur propre disparition, les artistes vont pouvoir faire autre chose que des produits de consommation, même culturelle. Restons donc sur la même longueur d’ondes ! »
Nilda Fernandez, « artiste qui fait de l’art (pas de la culture) ».

Les Bikini Machine partagent les commentaires entendus ça et là au sujet de la couverture que le mag lui a consacré :
- « Pourquoi vous sautez ? »
- « Il y en a deux qui sautent beaucoup trop haut, c’est truqué, c’est retouché sur Photoshop »
- « Des mecs en costards qui sautent ça fait un peu trop Beatles »
- « Ça vous fait de drôles de tronches de sauter comme ça »
- « Des mecs en costards qui sautent ça fait un peu trop Madness »
- « Évidemment le balèze il saute pas »
- « Des mecs en costards qui sautent ça fait un peu trop Lionel Ritchie and the Commodores »
- « Et un peu trop Chico Popayol y las libélulas »
Bikini Machine

« A l’aube d’une ère nouvelle où le chaos ne semble plus guère qu’une incertitude apocryphe, l’élan prophétique ne peut que s’égarer, dévier dans un univers improbable et stérile, même en interrogant les augures de Tirésias, aucune certitude ne luit dans ses yeux aveuglés. Alors, bon anniversaire LO et que les 30 prochaines années vous voient briller au firmament de l’édition indépendante ! »
Ian Doray, RKOO et musicien

« Quand j’étais plus jeune, y’a 20 ans, j’ai découvert le mag première formule, et je me suis même abonné, c’est dire combien ce fanzine avait une grande importance pour moi. 20 ans plus tard, je suis toujours un lecteur fasciné par tout ce que j’ai pu y découvrir et je le lis du début à la fin, et sans jamais m’ennuyer. »
Scalpa, manageur de Clouzot

« Notre premier clip mis en ligne sur le site de Longueur d’Ondes, tout simplement… Je dis « tout simplement » car tout cela s’est fait sans complication, rapidement… Il est appréciable de trouver un soutien aussi rapide, ce n’est pas toujours le cas ; un grand merci à l’équipe ! »
Else

« A l’époque de la sortie de mon premier maxi autoproduit « Rêve d’ange heureux » en 2005, je décide de l’envoyer au magazine en espérant qu’il sera entendu. Il est chroniqué. Les années passant, nous restons en contact au gré de mes projets musicaux, le magazine est d’une fidélité à toute épreuve. Un nouvel album voit le jour en septembre 2011, c’est Longueur d’Ondes sur le web qui sera le premier média à diffuser mon single en exclusivité, avant même les plates-formes légales d’écoute. D’autres articles suivront, chroniquant l’album et les concerts. Plus un clip tourné dans la rédaction parisienne remplie d’anges où j’ai eu l’opportunité de créer de belles connexions avec des artistes dont je me sens proche humainement et artistiquement. »
Ysé

« Faire vivre un journal n’est pas de tout repos. Longueur d’Ondes est LA référence des musiques actuelles en France (et ailleurs) : un vrai rédactionnel par des passionnés qui « savent » écouter les disques qu’ils reçoivent et apprécier les concerts auxquels ils assistent, sans hésiter à émettre la critique lorsqu’il se doit. Bref, une aventure qui doit continuer. La découverte passe par ce mag. C’est largement, et depuis longtemps, prouvé. »
Marc Sapolin, ex- »Standards » et action culturelle de Montbard, Haute Côte d’Or

« En tant que musicien pop bordelais, j’entretiens depuis un long moment une relation avec Longueur d’Ondes. Tout d’abord dans les années 90 avec le groupe pop ligne claire Lemon Curd dans lequel je tenais la basse : nous avions eu un papier… Puis en 1998 et dans les années 2000, LO a soutenu toutes mes petites productions sous le nom de Fandor. Et puis récemment une belle interview par Béatrice Corceiro pour Fandor and The Supernormals. Un vrai soutien ! »
Fandor

« Nous nous croisons régulièrement avec Serge Beyer, le directeur, sur les festivals ou rencontres pros en France, en Suisse ou même parfois à Montréal. Ces échanges sont toujours des moments à part. Lors d’une de ces rencontres fortuites, à la JIMI de José Tavares à Paris, Serge me présente des amis Lillois et me propose de poursuivre la soirée avec eux. Me voici alors projeté dans un univers à part (sans avoir rien absorbé d’illicite) : les locaux de Longueur d’Ondes au cœur du 18ème. Dans un décor chiadé, zébré, coloré et chaleureux. On ne sait plut trop si l’on est dans le dernier club cosy, le resto des amis ou la salle de rédaction d’un média alternatif cher à nos cœurs. Mais une chose est sûre : on se sent bien. Un peu comme lorsqu’on lit Longueur d’Ondes : on est en famille, en terrain ami, tout en étant à la merci de découvertes surprenantes, incongrues. Un lien à tout ça : la chaleur humaine que l’on retrouve dans les colonnes de L.O. »
Jean-Luc Rousselet, directeur de Dessous de Scène

« Ah bon ? 30 ans ? Un trentenaire de plus dans la chanson ?! Je ne me souviens plus très bien du premier article me concernant dans le mag. Il devait concerner mon premier album, sorti à l’époque par une major. En revanche, je me souviens très bien du dernier ! Le journaliste Yan Pradeau y disait beaucoup de bien de mon dernier disque, autoproduit. Car même quand on n’a plus de maison de disques, ça ne change rien à l’attention que vous accorde Longueur d’Ondes. C’est pour cette insolente intégrité que ce beau titre conserve depuis si longtemps confiance et fidélité de ses lecteurs. »
Bartone, ex-trentenaire

« C’est le premier magazine d’envergure nationale a avoir prêté oreille à mes chansons, à avoir envoyé un journaliste à un de mes concerts pour faire un papier. C’est aussi grâce à lui que j’ai fait ma première séance photo professionnelle. Et puis le journal a suivi mon parcours, même quand mon projet artistique a changé et que « Lili Cros » est devenue « Lili Cros & Thierry Chazelle ». Des critiques constructives, des encouragements, des conseils, un réseau, Longueur d’Ondes, pour moi aujourd’hui, c’est un peu comme une deuxième famille. »
Lili Cros

« On est en mars 2010, à Genève, à l’occasion du festival Voix de Fête. Serge Beyer, le rédac chef du magazine, passe à Catalyse, et prend tout un lot de CD qu’il me promet d’écouter. Le lendemain matin,  on se croise à l’entrée d’un concert et il me dit, tout excité : « Il y a dans le lot un truc que j’ai adoré, un ovni ! Je l’ai écouté en boucle cette nuit. On en reparle plus tard ! » Je le laisse s’engouffrer dans la salle de concert et je passe la journée à m’interroger. Lequel de ces CD suisses a-t-il su le convaincre ? Suspens ! On se retrouve le soir, et le voilà qui m’interroge :
- « C’est bizarre, la pochette est toute blanche, et il n’y a pas de nom dessus. C’est qui ? »
- « C’est Noga. »
- « Ah, ah, elle est bien bonne ! Allez, dis-moi qui c’est ! »
- « C’est Noga. »
- « Tu plaisantes ? »
- « Mais pas du tout ! »
Je vois à son regard que quelque chose, dans sa façon de me percevoir, a changé. Et quelques semaines plus tard paraît cet article précieux, où il écrit notamment :
« NProject… Un disque-miracle que l’on vous recommande chaleureusement ; une pure merveille proche du mystique, aux antipodes de l’image de la rigolote Noga… »
Nous l’avons lu comme un signe, le souffle de ces anges dont il fait la collection, un souffle bienveillant sur lequel on s’appuie pour avancer. »
Bettina Vernet, directrice de Catalyse

« Lorsque j’ai enregistré mes premières maquettes en 2008, je ne pensais absolument pas en faire un vrai disque. Et puis des rencontres ont fait que ces petites choses enregistrées avec quelques amis sont devenues un album et qu’un distributeur m’a proposé de le commercialiser. Je n’avais pas de label, je cherchais encore une attachée de presse, j’ai donc commencé à en faire la promo moi-même. Ne connaissant pas spécialement de journalistes, je n’ai réussi à en rencontrer que deux, de manière assez fortuite. Le premier était un journaliste musical parisien bien connu dans le milieu, programmateur de plusieurs émissions de TV et autres festivals branchés. Le second était Serge Beyer, de Longueur d’Ondes. J’ai donné tout penaud mon disque cartonné à chacun d’eux. Le lendemain de notre rencontre, j’ai reçu de Serge Beyer un mail lapidaire dont je me souviendrai toute ma vie : « Moi vouloir être partenaire ! ». Mes babillages intéressaient donc quelqu’un d’autre que ma mère ! Alléluia ! Quant à l’autre journaliste, il ne m’a donné aucune nouvelle. J’ai essayé une fois de le relancer et je me suis fait insulter au prétexte qu’un journaliste ne parle pas aux artistes (sic) !  Suite à cela j’ai définitivement arrêté de faire la promo du disque que j’ai confiée à une attachée de presse, bien mieux armée que moi pour traiter avec les fous. Il y a les passionnés et les autres. LO ce n’est pas un groupe de presse international, ce n’est pas l’empire Mediaset, ce n’est qu’un journal de musique. Un objet presque anachronique aujourd’hui tant la presse et la musique vont mal. Mais ça dure depuis 30 ans ! Et pour encore longtemps j’espère. »
Le Larron

« C’est surtout suite à la lecture, en 2009, d’une lettre ouverte au monde professionnel de Serge Beyer (planté par une régie publicitaire et laissé pour compte par les grosses maisons de disques) que je me suis plus particulièrement rapproché de Longueur d’Ondes. J’étais plutôt d’accord avec ce qui était dit. Quelques jours plus tard, je tombe sur deux « pros » qui m’en parlent, prédisant la mort de la presse papier… les trucs habituels à faire déprimer un Houellebecq sous tranxène… De mon côté, cette lettre a plutôt eu l’effet inverse, un mec qui met les pieds dans le plat, c’est un passionné et s’il reflète le caractère indépendant et suicidaire d’un magazine, c’est encore mieux. Et finalement, c’est toujours ce que j’aime dans ce canard : son indépendance, son ouverture d’esprit, pas d’a priori… En tout cas, pas l’impression qu’on y mette les artistes dans des cases… Installe toi et écoute… C’est tout ce qu’on demande… »
Rodrigue

« J’adore tout particulièrement les live report de Longueur d’Ondes : ça permet de rêver éveillé, de vivre le concert comme si on y était, ça retranscrit l’ambiance de la soirée, les émotions de l’artiste et du public. C’est une très bonne promotion pour l’artiste, car au final : la scène, le public, c’est le plus important ! »
Mike Chirouze, manager artistique lyonnais (Pleïad) et membre d’une jeune association lyonnaise (MiüZik Prod)

« Avant d’être un magazine c’est surtout de l’humanité que j’ai rencontré à travers Longueur d’Ondes ! Un état d’esprit. Serge le directeur représente à lui seul l’éthique du mag et quand il décide de soutenir un artiste c’est jusqu’au bout et ce, de manière inconditionnelle ! Il me rappelle Jean-Louis Foulquier, tenace, engagé, ce genre de personnalité forte qui permet à des artistes hors des sentiers battus de se faire connaitre et de faire des rencontres importantes sur la route… On partage notamment le même engouement pour la scène québécoise, avec Serge on a fait Montréal / Rouin Norenda (7 heures de traversée de forêts au Québec) pour rejoindre le Festival de Musique Emergente en 2006 dans lequel j’étais programmée ! Un très bon souvenir… Cela fait plus de 10 ans que le mag suit mon actualité sans faillir, qu’il pleuve qu’il vente, qu’il neige ou que le soleil brille… alors merci ! »
Nadj

« J’attrape le LO n°52, première chronique, une de celles qui m’a le plus touchée et aussi le plus donné de force pour porter mon album, « Sous les cendres ». Ce truc rare qui te colle des frissons dans la tête, qui te donne raison d’avoir cru bon de livrer l’intime en pâture. Je me demande si les chroniqueurs en général (et Aena Leo en l’occurrence) mesurent ça : le bien qu’ils font. J’avais carrément les larmes aux yeux. Putain qu’est-ce c’est bon, qu’est-ce que c’est précieux, c’est même un truc que tu peux te ressortir dans les coups durs. »
Liz Bastard, chanteuse Del Cielo

« Que les anges protègent ce magazine indispensable à la musique indépendante et qui œuvre avec talent et foi depuis 30 ans. Le magazine m’a soutenu et aidé à la concrétisation du tribute « Tous Buzy » avec élégance et humanité musicale. Ce fut un partenaire précieux et je fis grâce a lui la rencontre de Nadj, une artiste hors du commun. Car tel est le sens de ce magazine : échanges, curiosités, découvertes, ouverture sur le monde musical loin des formats showbiz, égalité aussi car je sais que tous les CD sont écoutés… Donc longue vie à ce magazine que je dévore à chaque fois avec avidité et plaisir. »
Buzy

« Ce magazine sent l’indépendance ! Non pas en terme galvaudé, mais c’est un des rares journaux à ne pas être squatté par les grosses têtes d’affiches. Du coup, on sent que derrière le papier, il y a des vrais passionnés de musique, de l’humain. Sans être toujours d’accord avec les choix éditoriaux (le bon goût universel n’a jamais existé, on le sait bien) je reconnais une grande liberté de ton, comme une fraîcheur qui ne se fane pas… Peu de complaisance et en plus des vrais dossiers de fond sur ce qu’est la pratique musicale d’aujourd’hui. Vous êtes comme un pote très cultivé, très curieux, fidèle, critique et qui se renouvelle constamment. Votre longévité et votre pertinence prouvent bien votre statut d’indispensable ! »
Askehoug

« Ce qui me semble intéressant dans Longueur d’Ondes, c’est cette capacité (rare dans la presse musicale française) à la dialectique entre l’ouverture et la précision. L’ouverture, d’une part, à l’ensemble du paysage de la musique actuelle, au cœur d’une complexité et d’une diversité de plus en plus manifestes. La précision, d’autre part, quant à la description réussie des nuances entre les formes et le fond que les artistes d’aujourd’hui ont beaucoup de mal à exprimer – par ailleurs – souvent par manque de place. Longueur d’Ondes prend donc le temps de creuser et de cerner sans pour autant enfermer. Or il n’est pas aisé – en cette période paradoxale où le disque se vend de moins en moins, mais où la production discographique explose du point de vue du nombre de parutions – de faire témoignage de l’ensemble des œuvres et de l’actualité, de même que d’appuyer sur l’essentiel en faisant des choix, pour la plupart du temps, judicieux : Longueur d’Ondes réussi ce pari et c’est pourquoi sa place nous est essentielle et bienvenue. »
Éric Kaija Guerrier, guitariste du Weepers Circus

« Apparaître dans Longueur d’Ondes c’est étrange. L’impression d’une tape dans le dos, d’un bon coup de pied aux fesses qui pousse à avancer. C’est se dire que finalement on n’est pas si seuls que ça, finalement on doit continuer, on nous écoute. Apparaître dans Longueur d’Ondes c’est le plaisir de se passer le journal en répétition et se chambrer sur la chronique d’un disque ou d’un concert. Apparaître dans Longueur d’Ondes c’est un peu d’essence dans le moteur. »
Bruit Qui Court

« Longueur d’Ondes est aujourd’hui une référence dans la presse musicale. Forte de son expérience, on peut compter sur son équipe pour promouvoir les artistes qui le méritent. Le magazine sait mettre en avant les musiciens aux talents prometteurs. La rubrique « Entrevue » dans un cadre intimiste et rythmé par des anecdotes personnelles, nous immerge dans l’univers musical et scénique d’un artiste en particulier, décrivant le parcours et le fonctionnement des groupes de musiques qui émergent sur scène. Mention spéciale pour l’article dédié au concours « Musiques de l’Océan Indien », encourageant les nouveaux talents, tels Bo Hauss. Cet éclairage sur cet artiste nous montre une volonté de soutenir des « artistes découvertes », hors des circuits commerciaux. Idem pour les Quadricolor : groupe niçois de jeunes rockeurs, sélectionné dans le cadre du concours « Talents Nuits Du Sud ». Le développement du groupe s’est affirmé dans les mois qui ont suivi. Longueur d’Ondes partage avec le festival vençois la découverte d’espoirs musicaux en « défendant ceux qui ont peu souvent la parole, ceux qui ont des choses à dire mais ne sont que trop rarement écoutés. » (RF : édito du n°62). Support d’un genre musical qui mérite d’être diffusé plus largement, le mag permet de découvrir bien en avance les artistes de demain ! »
Cecile Bronner, Festival Les Nuits du Sud

« Une rencontre qui dure : la première fois, c’était sur la table de presse de Bruno, un copain toulonnais. Nous étions à la fin du vingtième siècle. Au début du millénaire suivant, je travaillais à la MJC Picaud, à Cannes. Et nous le recevions à chaque nouvelle parution. Dans notre Sud Est lointain, lire Longueur d’Ondes était un outil pratique pour se tenir au courant de ce qui se passait musicalement un peut partout en France… et un peu ailleurs aussi. Et puis ça me changeait de tous les fanzines punk que je lisais et qui ne parlaient que de… punk. Pour ce qui est de la presse musicale parisienne, pas de soucis, le ton m’a toujours fait vomir. Je suis vacciné contre tant de pédantisme et de vacuité. Mais c’est tout de même à Paris que les provinciaux se rencontrent. Puis, j’ai commencé à croiser la grande famille Longueur d’Ondes. En 2006, Philippe Prohom a écrit le premier article sur Imbert Imbert. Il s’agit de la chronique d’un album-démo-home-made, vendu à l’époque en prix libre à la fin des concerts. Des années plus tard, il m’arrive encore d’utiliser des passages de cette chronique en accroche pour des dossiers de presse, affiches ou flyers. Fin 2009, le mag nous propose une rencontre entre Imbert Imbert et Carmen Maria Vega. Bingo, la couverture ! Dans la foulée, il y aura également la soirée LO aux Trois Baudets. Depuis, nous avons été amenés à partager encore de nombreux souvenirs. Avec l’arrivée d’ici quelques mois du prochain album d’Imbert Imbert, il y a fort à parier que l’on pourra retrouver quelques exclusivités sonores sur le site de LO. »
David Bompard, Imbert Imbert, Les Tontons Tourneurs

« C’est un magazine avec lequel je travaille depuis que j’ai commencé mon métier d’attachée de presse, mais que je connais depuis l’adolescence, le jour où j’ai mis les pieds chez le disquaire « Rennes Musique » (RIP) et que j’ai commencé à aller en concert. A l’époque, en tant que lectrice lambda, il me permettait de découvrir des groupes que je ne voyais pas à la télé, de donner une figure humaine à des artistes qui passaient à la radio, ou pour lesquels je voyais des noms sur les affiches de concert. Il me permettait de découvrir un monde qui m’était alors inconnu. Devenue professionnelle dans la musique par la suite, le mag est devenu partenaire de certains artistes que j’ai défendu comme De Kift ou 64 Dollar Question. Mon premier grand article dans Longueur d’Ondes fut pour De Kift, écris par Éric Nahon ; et c’est cet article qui m’a permis de travailler avec Percubaba ! »
Abir Ajouz, Moka Inc

« On sortait en 2002 notre premier album signé pour de vrai, chez Pias, on connaissait Longueur d’Ondes pour être le mag qu’on trouve sur tous les festivals et qui parle du courant alternatif. Ça fait partie des petits cadeaux de la vie sur la route : au moment où on débarque aux Francos de Montréal pour la première fois, oh surprise, on tombe sur ledit magazine, « qu’on n’achète pas », et coup de bol, on était dedans pour la sortie de notre album « Tout ce qui brille ». Longueur d’Ondes est non seulement présent sur tout le festival, mais dans les lieux comme Les Foufounes Électriques et autres clubs de Sainte-Catherine. Ca nous a vraiment lancés au Québec ! Appréciable aussi l’écho des artistes canadiens croisés depuis toutes ces années, qui font parler d’eux dans notre Hexagone, via Longueur d’Ondes. »
Josef, LéOparleur

« Il y a des souvenirs que l’on ne peut jamais oublier, et Longueur d’Ondes m’a fait un cadeau inestimable dans ma vie d’artiste : ma première couverture en tant qu’auteur-compositeur-interprète, aux côtés de Chloé Mons, dans son numéro d’été 2011. Derrière cette couv’, il y a eu une magnifique journée, cet entretien avec Chloé rencontrée à cette occasion et avec qui nous avons ensuite participé à la Soirée LO au Café de la Danse, puis aux « Rencontres en noir et Blanc », section vidéo du site, en interprétant ensemble « House of the rising sun ». Derrière cette couv, il y a cette robe blanche des années 30 que mes parents m’ont offerte à Londres pour me porter chance et que j’étais si heureuse de porter pour la photo. Après cette couv, il y a eu d’autres rencontres, comme Ysé, croisée dans les locaux de LO et avec qui j’ai aussi chanté en duo. Après cette couv, c’est du bonheur et de la fierté encore, de faire partie des artistes défendus par l’une des seules publications à défendre les enfants de la scène indé. Le rock’n'roll, c’est aussi une histoire de famille ; trouver « les siens ». LO en fait partie et je n’aurai jamais assez de mots pour le dire : merci de m’avoir trouvée. »
France de Griessen

« Moi, j’aime bien les soirées, les fêtes, les apéros. En terrasse, au comptoir d’un bistro, dans l’appart’ d’un copain du pote d’un ami… suffit de pas grand chose, juste se laisser vivre sur la même longueur d’onde (honte à moi, je n’ai pas pu résister à la caser !). En avril 2010, lorsque Serge Beyer m’a proposé d’organiser une « Soirée Longueur d’Ondes » aux Trois Baudets, j’ai sauté sur l’occasion, mon téléphone et puis aussi de joie pour inviter quelques copains à faire la fête en musique avec moi : Grand Corps Malade, Yves Jamait et Anne Sylvestre étaient déjà dans mon cœur et mon dernier album « Rêve général(e) ». C’était donc l’occasion de se retrouver sur les planches en toute intimité… Hi hi hi, j’adore l’intimité d’une salle remplie à craquée ! Je ne vais pas m’étendre sur un canapé de compliments, mais bravo ! »
Agnès Bihl

« Quand j’ai commencé à faire des concerts pros en 2003, je regardais les chroniques dans Longueur d’Ondes, ce magazine étrange que je trouvais sur les festivals ou dans les salles de spectacle. Je me disais que si on passait dans LO, on faisait partie du haut du panier de crabes, qu’on ne faisait des articles qu’à propos de la crème de la crème, du gratin, quoi !!! C’est une vraie fierté d’être maintenant cité régulièrement dans ces pages. La passion avec laquelle les gens qui portent ces quelques feuilles supportent les artistes et écrivent est un véritable carburant, un soutien fort. Le résumé, sans démagogie, c’est un gros MERCI pour votre engagement. Celui qui fait le mieux écho au nôtre. »
Syrano

« J’accompagne Stromae l’année dernière au Printemps de Bourges pour des RDV médias au milieu de sa tournée. Je découvre le numéro d’avril-juin ; le magazine m’avait donné la parole et permis de partager mon expérience d’attachée de presse. Une demi-page de portrait très juste (même si je me trouve bien sage sur la photo). Pour ce festival, pas besoin de carte de visite, je suis « la fille de la page 37″. Quand même plus valorisant que d’être la playmate du mois ! »
Patricia Teglia, attachée de presse

« L’élection présidentielle aurait en fait du se jouer sur la question incontournable des musiques dîtes actuelles. Voici quelques unes de mes propositions :
1 – Les candidat(e)s à un poste de chargé de communication dans une structure dédiée aux musiques actuelles devront justifier d’un diplôme d’enseignement supérieur en Lettres modernes et anciennes.
2 – Tout porteur de micro apostrophant le public en utilisant des gimmicks comme « Vous êtes chaud ou quoi ? » sera passible d’une amende.
3 – Tout groupe dont la biographie présentera un caractère trop élogieux se verra privé de programmation pour deux années.
4 – Les responsables des projets camouflés sous l’appellation « opéra-rock » passeront par la case « prison ».
5 – Les services de sécurité officiant sur les concerts seront recrutés au sein des communautés hippies de la région accueillant la manifestation.
6 – Lors des conférences liées aux Musiques Actuelles seront supprimés les tours de table consacrés à la présentation des acteurs présents afin de favoriser le véritable lancement des débats.
7 – Au nom de la diversité seul le journal Longueur D’ondes sera habilité à traiter des sujets musicaux ! »
zoB’

« J’étais au 62 rue de Belleville sous l’escalier qui menait à l’artistique. Est-ce là où j’ai lu pour la première fois « Sur la même longueur d’ondes », je me souviens de carreau sur la couverture. Je venais d’arriver à Paris chez Virgin, c’était il y a longtemps, Serge Beyer, indissociable de Longueur d’Ondes était déjà là. Serge est là où on l’attend toujours, où on ne l’attend pas, souvent. Je me souviens que nous avons parlé cuisine. Sa passion, ses convictions n’ont pas faibli depuis (pas le genre de la maison). Il aime le rock fait ici, il aime le Québec et les anges. J’aime le rock fait ici, je ne connais pas le Québec et je n’ai jamais vu d’anges. Je dis rarement merci, parfois bravo. J’ai envie de leur dire à lui et à son fidèle magazine, les deux. J’aime les vrais. Sur la même Lutte d’Ondes… »
Olivier Bas, CD’aujourd’hui, France 2

« Longueur d’Ondes, le nom est  bien trouvé. La sensation qui me revient m’invite à me retourner sur une belle route dont l’onde positive me fait vibrer encore. Souvenir d’une équipe bien veillante, sorte de marins pêcheurs relevant des filets plein de ce que sont profondément les gens auxquels ils consacrent leur pages. Souvenir aussi d’avoir été choyé, scruté, respecté et soutenu dans un rêve de partage de mes mots habillés pour la scène. A présent que je suis plus souvent dans l’accompagnement de ceux qui se construisent et nourrissent leur passage en scène, je me réjouis chaque fois que j’en vois paraître dans le journal et me dis : « Quelle chance j’ai eu et quelle chance ils ont d’avoir un tel écrin… » Alors que l’Onde continue longtemps sa course et continue de nous agiter, de nous animer, de nous réveiller. »
Néry

« Longueur d’Ondes, ou le respect pour un homme tient à un sandwich !
Je ne parlerai pas de mon respect profond pour le journal, qui date de bien avant que celui-ci me soutienne. Pour moi, un article dans LO a toujours valu 10 articles dans n’importe quel « OK magazine » du rock ; ce journal a toujours été ma référence quand il s’agissait de découvrir des choses et ma grande fierté quand j’ai eu le loisir d’y apparaître en tant qu’artiste. Pour moi tout cela a toujours été acquis. Nous sommes en 2003 et je suis programmé aux Francofolies de Montréal. Fraîchement signé par Polydor/Universal pour 5 albums, on me déroule le tapis rouge depuis un an, on me lèche la rondelle à tout va, on me jette des paillettes et le champagne coule à flots. Du grand n’importe quoi, du pognon par les fenêtres et surtout du superficiel absolu. Pour moi la musique ce n’est pas ça. J’arrive dans le bureau de presse du festival, avec tout le gratin du business de la musique, au milieu de ce petit monde qui s’agite, je découvre la scène qui fait toute la différence : dans un coin, Serge Beyer et sa compagne mangent discrètement leurs petits sandwich au milieu de tout cette agitation clinquante et majoritairement inutile. Le choc : là on est dans le vrai. J’observe ce mec comme un héros, un des derniers défenseurs de la musique, qui se bat réellement pour être là où il faut être ; oui il se bat, parce qu’on sent bien que pour porter un gratuit aussi ambitieux, il en faut dans le pantalon et que chaque petite économie comptera ; on sent bien que le mec est là par passion et pas pour frimer, ni tirer la couverture à paillette vers lui, on sent la classe quoi, la vraie. Alors j’observe et j’admire ; et je repense à comment Universal m’a presque rit au nez quand je leur ai demandé un partenariat avec LO, leur mépris pour les médias dit « régionaux »… Cette vision d’un homme si humble et si influent à mes yeux, ancre à jamais mon respect pour Longueur d’Ondes et son créateur. »
Prohom

Et pour finir, une « vue de l’intérieur » : mémoires d’LO
« 1987, alors que je viens de réussir le concours d’entrée à l’IUT journalisme j’annonce à mes parents que j’arrête tout pour bosser à Sur La Même Longueur d’Ondes, « la revue de la chanson-rock ». Joie chez les darons. Je n’ai strictement aucune expérience, mais beaucoup de culot et je me sens prête à en découdre. Mon rédac’ chef doit le penser aussi puisque pour ma toute (toute) première fois, il me balance direct dans les pattes d’un Jean-Louis Aubert à peine débarqué de Téléphone et auréolé d’un prestige quasi mystique. Je suis un peu nerveuse. Quand même. Aubert est assis, souriant, il fume. J’essaie d’afficher l’air assuré de la vieille routarde mais soudain, panique totale : comment engager la conversation ? Dois-je le tutoyer, lui serrer la main ou rester en retrait, genre super pro ? Il résout ma petite crise existentielle en une phrase : « Salut, moi c’est Jean-Louis, et toi ? » Un peu plus tard Richard Kolinka entre et fait le tour de la pièce en tapant sur chaque mur avec ses baguettes, puis ressort sans un mot. L’expérience m’apprendra que les batteurs font souvent ce genre de truc.

Plus tard, Stephan Eicher, en plein succès de « Combien de temps ? » me dira : « Ch’adorre tes collants, trrès cholis ». J’avais hésité à les mettre, ces collants violets (hé, c’était les années 80, je vous rappelle) mais bon. Sauf que sa main se pose (haut) sur ma cuisse. L’Hélvète est chaud bouillant. Soudain, telle la statue du Commandeur, mon chef se matérialise devant moi (il avait sans doute promis à mon père d’éloigner les musiciens libidineux). Oups. Je repousse la main du Suisse en rut et change de sujet : et euh, le concert du lendemain à Zürich avec Noir Désir ? Je lui avoue que je suis fan, « surtout de Serge ». Sur quoi il ouvre la porte des loges et braille à la ronde « Elle est amûrrreuse ! ». Honte.

Noir Désir, ah ! Beaucoup de rencontres, d’interviews, de rigolades. Ils ont essayé de me ligoter à l’ancre scellée sur le pavé du vieux port de La Rochelle. Ils m’ont installée dans un fauteuil confortable et tapoté des coussins dans mon dos, juste après que j’eus plié ma chère vieille R5 en route pour les interviewer. Bertrand était un peu déçu que personne ne se jette sur lui dans la rue à Bordeaux alors qu’à Paris c’était la folie… Qu’à cela ne tienne ! Avec Jessy, la photographe, on l’a emmené rue Sainte Catherine et hurlé « Regardez tous, c’est le chanteur de Noir Désir !!! ». Il a vite trouvé son anonymat confortable.

Étienne Daho. Je ne me suis pas précipitée pour la faire cette interview (les spectateurs du concert non plus) mais après tout, j’y suis, on fait le boulot. Sauf que l’homme est nerveux. Ou alors il a pris des trucs. Ou les deux. Sa jambe gauche tressaute non-stop et il n’arrête pas de se frotter les mains sur son pantalon, dans un crissement qui me fait mal aux dents. Peu importe, j’attaque. Je tends mon micro et le vois se décomposer. Au bord du malaise, il transpire, bafouille et recule comme si je brandissais un Black Mamba sous son nez. Au bout d’un moment il parvient à articuler, mâchoire serrée : « Ça va pas du tout, y’a… (vas-y Étienne, tiens le bien !) y’a une peluche sur ton micro… ». C’est vrai ça, on n’y pense pas assez au danger de la peluche sur la bonnette. Quelle faute professionnelle !

Les Bérurier Noir, rencontrés à plusieurs reprises, m’ont à chaque fois gratifiée d’un vrai show perso, plein de gentillesse et de bonne humeur. IAM, encore inconnus, m’ont expliqué en long et en large pourquoi ils s’appelaient Akhenaton, Shurik’n, Kheops ou Imhotep. Elli Medeiros a été désagréable ; Corine (ex-Téléphone) de Bertignac et les Visiteurs, adorable. Kid Pharaon toujours un peu distant. Les Gamine légers et cyniques, à l’image de leur musique. J’ai arbitré à distance une battle de voix entre Zara, le chanteur des Shifters et Stéphane, celui des Shredded Ermines. J’ai vu le Johnny, backstage aux Francofolies, remplir ses poches de peignes qu’il se passait dans les cheveux et jetait dans la foule. Et bien d’autres choses encore…

Longueur d’Ondes m’a permis de rencontrer des artistes, d’apprendre d’eux, de draguer aussi bien sûr, de me faire des amis et surtout des tonnes d’excellents souvenirs. Sans oublier aujourd’hui le prestige auprès de mes enfants, dont la reum a rencontré des « gens qui passent à la télé ». Et ça, c’est incomparable.
Stéphanie Favreau-Couderc




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