
L’Onyx / Bordeaux (Gironde) - le 5 novembre 2011
Pieds nus et pantalon patte d’éléphant, léger pull blanc, casquette, anneau à l’oreille, guitare en mains, Kandid sur scène démarre par « Je viens de Clermond-Ferrand, bienvenu à bord de mon cœur ». La voix est un peu précieuse, la guitare pop-romantique et les textes délicats : « Sous ton pull over j’ai passé l’hiver à tricoter des rêves ». Tous les titres sont écrits au « JE » et l’ensemble est chaleureux bien qu’un peu trop de « La, la, la » et « Palapampam » les parsèment. L’un des meilleurs, reste « La place du mort » avec l’excellent : « Je suis venu te dire que tu t’en vas »… A revoir en formation un peu plus étoffée sur scène.
C’est avec la phrase « J’ai de volcans de colères » que Kent entame son show. Le titre « Panorama » plante le décor. Juste accompagné par le fidèle Jacques Bastello à la guitare électrique, il sait envelopper le public de son univers musical et l’embarquer par la force des mots et la chaleur des mélodies. « Bienvenue au club » donne le frisson, « Tous les mômes » enchante tendrement, « A nos amours » envoûte et sa chorégraphie-délire sur « J’aime un pays » fais sourire… on adore quand il se lâche !
Mais ce soir, la nouveauté c’est le grand écart entre les titres dépoussiérés de feu Starshooter (le tribal « Congas et maracas » ou l’énervé « Betsy Party ») et une série de nouveaux titres pas encore endisqués… On a droit en exclusivité à un « Face à la lumière » où « des idées incendiaires repoussent les frontières de la nuit », à l’histoire d’un émigrant débarquant à New York, à une vision de « L’éternité » ou à une belle affirmation : « A compter de ce jour, j’existe encore ! », une devise magistrale pour un Kent toujours réinventé !
Serge Beyer








