
L’Onyx (Bordeaux), le 8 octobre 2011
La dynamique asso « Bordeaux Chanson » (dont le logo est un vieux ventilateur, toujours présent sur scène pendant leurs shows) propose pour les mois qui viennent des soirées groupées : les 3,4 et 5 novembre ça sera le festival « Courant d’airs », début janvier (les 12, 13 et 14) la « Partie à trois », mais ce soir c’est la deuxième partie des « Soirées chanson ». Après David Lafore hier, c’est Le Larron qui est à l’honneur !
Alex Fohl ouvre le spectacle. Trio contrebasse, accordéon et voix enfantine (à la Amélie Morin), ambiance goualante des rues et fox-trot. Les textes se veulent humoristiques. Ca n’est pas toujours le cas.
Costard impec, Le Larron démarre seul à la guitare avec un excellent « Peut-être pas » de présentation. D’emblée, on est scotchés par son timbre de voix qui râpe telle une langue de chat, et par son personnage qui s’impose sans quasiment rein faire. Présence et prestance indéniables. Roi du cynique, voire du sarcastique, il balance son « Jeu du Sida » avec un sourire narquois, puis il enchaîne avec une excellente vision de la jeunesse actuelle, signée… Victor Hugo !
Le show de ce soir est minimaliste. La gratte électrique est tenue (brillamment) par Sébastien Verlhac alors que Le Larron ne lâche quasiment pas son piano-synthé. Il excelle avec son « Ne m’acquitte pas ! », sa « Valse des divorcés » ou son ultimatum : « Abstinence ou paternité ». Et comment ne pas adhérer à sa chanson politique : « J’ai attrapé la connerie » ! Oui, son écriture est incisive, tendre et drôle à la fois. Il sait planter un univers particulier qui lui est propre. Et c’est un vrai régal.
Texte et photos : Serge Beyer











