Deschannel“Modern isn’t progress”
(6am / Osorno / La Baleine)
Une succession de ballades électroniques qui n’est pas sans rappeler Air du temps de ses premiers symptômes… Avec “Modern isn’t progress”, Deschannel délivre neuf morceaux créés sous la haute influence des précurseurs qu’ont été les Allemands de Kraftwerk, aux antipodes de l’actuelle french touch 2.0. Un album enregistré à l’ancienne, prise par prise, qui fait suite à “They know nothing, they recite” sorti en 2008 et “Jerri” (Angil + Deschannel) arrivé dans les bacs l’année suivante. La formation stéphanoise, composée de deux musiciens (clavier-machines-vocoder / batterie) et d’un ingénieur du son, nourrit sa critique du monde moderne de sonorités rétro-futuristes. Un disque sur lequel plane une voix robotisée (“So why”, “The worst thing of all”, “Words should wound”) et dont le titre éponyme est sans conteste le plus nerveux, avec sa mélodie d’introduction évoquant une certaine sensation d’oppression.
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Thibaut Guillon

Ecouter avec deezer


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