
Le Cabaret Sauvage (Paris), le 16 juillet 2011
Un concert des Hilight Tribe c’est l’assurance de vivre quelque chose de très particulier. En effet l’équipe ne ménage pas ses efforts pour nous faire vibrer et ressentir son « trip » musical. Les cinq membres du groupe offrent un set impressionnant et assez spectaculaire : de la vraie musique sans l’aide de machines mais avec des instruments traditionnels, comme la sitar ou les congas. Les arrangements donnent des sons intéressants et variés. Comme ils le proclament eux-mêmes sur leur site, c’est un « journey into natural trance », un voyage au cœur de la techno acoustique… On se demande combien de temps encore ils vont tenir à ce rythme : c’est une véritable performance à bout de souffle. Ils ont vraiment su développer leur style, imprimer leur marque, à l’image de « Free Tibet » où les percus soutiennent un long râle de didgeridoo. Ce sont des showmen qui connaissent bien leur affaire ; le set est bien rodé. Un déploiement d’énergie, quasiment sans temps mort. Les morceaux sont tour à tour intrigants, survoltés ou mystiques. S’il s’avère nécessaire de faire des pauses tant le rythme est soutenu, le plaisir reste intact. Un défouloir qui fait du bien en ces temps moroses.
Ces Parisiens tournent dans le monde entier, c’est donc un privilège de les voir ici. Ce qu’ils offrent ce soir est plus qu’un concert : le batteur du groupe assure la première partie aux platines et le joueur de didgeridoo propose également des mixs en fin de soirée. Le tout est exaltant, le public aux anges. L’ambiance est survoltée, la pluie n’a pas gâché la fête, même si la terrasse du Cabaret Sauvage se retrouve plongée dans le temps automnal au cœur de juillet !
Lise Amiot




