Shiny Darkness“Lighthouse”
(Autoproduit)
Certaines admirations sont tenaces au point d’imprégner la moindre tentative de création personnelle. Chez ces trois Rémois, le phare du titre trône comme une évidence. Car “Lighthouse” n’est pas un album, c’est une longue révérence en douze mouvements, une (black) célébration des maîtres de la pop synthétique, un hommage à Depeche Mode qui ne dit pas son nom. Tout, de la voix calquée sur celle de Dave Gahan aux harmonies vocales, en passant par les airs de grandeur donnés à la mélancolie prégnante, cette “brillante noirceur”, résonne comme l’écho de “Music for the masses” ou son prédécesseur dans la discographie des Anglais. Mais pour le trio, peu semble importer, au fond, que le “subtil mélange entre électro et pop” annoncé manque si cruellement d’originalité, pourvu que survive l’esprit de ses modèles. Et il est bien palpable… Alors si l’on partage le même gros faible que lui, pourquoi bouder notre plaisir ?
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Jessica Boucher-Rétif

Ecouter avec deezer


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