
La Tulipe (Montréal), 19 avril 2011
Les enfants chéris du rock indé québécois étaient de retour sur les planches à Montréal pour présenter La Caverne, un quatrième album complet influencé par la pop.
Plutôt que de jouer dans une salle plus grande comme le Métropolis, Malajube a choisi de se produire deux soirées consécutives à La Tulipe, comme le veut la tradition. Évidemment, les deux concerts affichaient complet et il faisait très chaud dans le petit cabaret – archibondé – de moins de 1000 places.
Le quatuor montréalais composé de Julien Mineau, Thomas Augustin, Mathieu Cournoyer et Francis Mineau a entamé directement le nouveau tube « Synesthésie » en montant sur scène. A suivi l’interprétation fidèle et dans l’ordre de toutes les autres pièces de La Caverne, un album bref et concis conçu pour être facile à transposer sur scène. Reconnu pour s’adresser peu au public, le chanteur a encore une fois été économe de ses mots, mais a néanmoins chaudement salué les fans qui le suivent depuis le début des années 2000.
Pari tenu : outre quelques variations de tempo palpables, le public a pu constater que le quatrième Malajube se montre solide live, en particulier les nouveaux titres « Sangsue » et « Le Blizzard ». Ne manquait plus qu’une conception d’éclairages remarquable (projections sur de longues tiges géométriques, faisceaux lumineux, boules de lumière, etc.) pour créer une atmosphère inoubliable.
Mais c’est lors de la seconde partie du concert (un « faux rappel » aussi long que La Caverne) que la foule a été le plus secouée. Le groupe rock a replongé dans ses influences plus punk, progressives et « hantées » pour livrer quelques pièces de tous les albums précédents, dont la très attendue « Montréal -40 », tirée de Trompe l’œil, et les efficaces « Cristobald » et « Ursulines », de Labyrinthes, l’album de 2009. Après une première partie ordonnée, plus calculée, mais néanmoins réalisée avec justesse, il faisait bon entendre de vieux succès plus pesants, où Malajube se donne le droit de s’éclater pendant de généreux passages totalement instrumentaux.
Site : www.malajube.com
Texte : Marie-Hélène Mello
Photos : LP Maurice











