
Magic Mirror, La Défense (Paris), 24 mars 2011
Ce soir ce ne sont pas les Ogres qui sont venus à Chorus mais bien nous qui sommes chez eux. Le festival permet aux artistes de véritablement s’approprier l’espace car, outre la première partie, ils sont les maîtres de la soirée…
La fratrie s’en est donnée à cœur joie grâce à une installation particulière faite de toile avec projection de vidéos, de suspensions d’instruments, et jeux de lumières. Cette structure mobile leur permet de modifier la disposition de la scène selon leurs envies. La troupe a présenté ses nouvelles chansons issues de l’album « Comment je suis devenu voyageur », sans oublier bien sûr de combler les fans avec les chansons attendues comme « Rue de Paname », « Grand-mère » ou encore « Salut à toi » façon « électro-punk ».
On avait l’impression qu’il ne manquait aucun instrument, tant les cuivres, les cordes et les bois étaient de la fête, même le soubassophone. Impressionnants par leur qualité musicale et leur créativité, les Ogres poussent l’audace jusqu’à changer d’instruments chacun plusieurs fois dans la même chanson ! Un orgue de barbarie fait même son apparition, donnant une coloration nostalgique et charmante.
En virtuoses, ils rendent un bel hommage à un guitariste flamenco, comme pour montrer l’importance de l’humilité et du travail artistique. Ils donnent bien plus qu’un concert, c’est un véritable spectacle. Il y a vraiment un lien intime entre le groupe et son public. On a l’impression de bien les connaître, que ce sont des amis que l’on retrouve régulièrement. C’est un rituel de leur rendre visite à chaque sortie d’album, et eux passent souvent aux mêmes endroits. Comme à leur habitude, ils concluent leur set par un hommage à ceux qui les ont fortement marqués et leur ont donné envie de faire ce métier comme NTM et la Mano Negra. On ne s’en lasse pas.
Le site : www.lesogres.com
Texte : Lise Amiot
Photos : Marylène Eytier














