“I’m cold handed cause I have no heart to pump the blood through my fingers”
(Autoproduit)

Quel étrange objet que ce deuxième album au titre à rallonge. Sympathique et classique au début, léger et inspiré par la suite, finalement bougrement entraînant et addictif, il ne faut pas grand-chose pour écrire une belle histoire. L’équipe, c’est Milk et Orouni, qui s’entourent de deux demoiselles et d’un ami pour évoquer sans vergogne Belle & Sebastian (“The girl who was born in a box of laundry powder”), mais aussi les grands Magnetic Fields dans la manière de composer de petites mélodies pop folk pleines de mélancolie et d’allégresse (“The song”, “I turned my feet and went back home”). L’un des particularités du groupe, qui saute aux oreilles dès les premières secondes d’écoute, c’est le mixage très en avant d’un ukulélé omniprésent, parfois trop. Il donne réellement une couleur originale à cette musique malgré ses accords simplissimes, mais on aimerait parfois entendre une bonne guitare à la place. milkandfruitjuice.com

Julien Deverre


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