« Palladium »
(Atmosphériques)

La critique doit-elle être cryptique ? Pour parler de la synthèse des écritures, du mélange d’influences et d’atmosphères que propose Poney Express, il semble nécessaire de faire appel à un métalangage ; celui qui prendrait en compte dans sa sémantique les apports de Françoise Hardy, les inflexions pragmatiques d’Indochine, l’accent désuet des claviers rétro, la grammaire anglo-saxonne d’une pop légère, la stylistique des années 80 – pour peu que l’on en retire le vulgaire tapageur des batteries sur-réverbérées et des claviers omniprésents d’une décennie qui abusa du mauvais goût acrylique et fluo -, la syntaxe d’une chanson française de genre. A ce préalable la bande des 4 ajoute la patine et le son direct d’un enregistrement live réalisé par Martin Rushment (The Stranglers, Human League, Téléphone…) et mixé par Craig Silvey (Portishead, The Horrors…). Du bel ouvrage. myspace.com/poneyexpress

Yan Pradeau


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