« Black hawk ladies & tambourins »
(Semprini Records)

En à peine plus d’une demi-heure, ce disque s’ouvre et se referme comme un songe, parsemant son folk vaporeux chamarré de percussions et de chœurs. Hobo français parti se ressourcer à Montréal, El Boy Die invite dans son sillage Herman Düne, Ben de Cyann & Ben et Yeti Lane, pour un deuxième album en forme d’ouverture sur un fonds mythique et mystique. Il plonge ses racines nord-américaines dans un rythme ancien, entre moyen-âge et merveilleux fantasmagorique. Selon une progression très cinématographique, les huit morceaux se succèdent comme autant de mouvements d’une chanson de geste qu’illustrent le crépitement d’un feu, des voix multiples ou un croassement qui suffit à planter le paysage. La troupe des dames au faucon noir ne s’impose pas, elle ne fait que passer, dans la discrétion, le temps d’un souffle, et laisse qui veut la suivre… elboydie.com

Jessica Boucher-Rétif


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