« L’avenue des soupirs »
(Autoproduit)

Après le pont, voici « L’avenue des soupirs », sur l’air connu de « Walk on the wild side » de Lou Reed. Voilà un bon début ! Le talent ne se remarque pas forcément dans la voix, mais plutôt dans l’écriture. Avec une tonalité Gainsbourienne, s’il-vous-plaît ! Dans « Mes relations funérailles », le chanteur Richard Sulawa parvient à faire peser une ambiance angoissante qui éveille le suspens. « Mal accompagné » parle d’un homme qui décide (enfin) d’écrire, dans une lettre, tout ce qui ne va pas à sa bien-aimée. Il la quitte alors de manière brutale et surprenante. La surprise… c’est un peu ce que l’on ressent en écoutant ce septième opus du groupe. A la fois psychédélique, dérangeant (« Les regards imprenables ») tout en étant souvent touchant, l’album a une vraie personnalité. Musicalement, on fait un petit retour dans le passé. On aime ou on déteste. myspace.com/lessourirestrompeurs

Marilyne Clarac


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