« A tale »
(Autoproduit)

Un conte moderne sans fée ni prince, où la magie a déserté devant l’emprise d’un mal violent. Qualifié d’EP, « A tale », première sortie de ses auteurs, a pourtant bien tout d’un album : la durée, mais surtout l’achèvement d’une œuvre pleine et entière. Entre post-rock, électronica sombre et noise, Stalk ne se contente pas de poser le doigt sur ce qui fait mal, il y plonge de toute sa force, scrute jusqu’au plus profond la noirceur des blessures et l’emmagasine au creux de ses lourdes vibrations. Les sons et les instruments modèlent des cauchemars qui nous engloutissent. La matière organique de la guitare se déverse en coulées épaisses sur des nappes synthétiques aériennes mais orageuses. Ses riffs torturés s’y emmêlent en écheveau post-rock fascinant. Le trouble s’installe en profondeur, en même temps que s’impose une beauté magistrale. st4lk.tumblr.com

Jessica Boucher-Rétif


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