
Montréal, le 27 avril 2010
Le grand gagnant de l’édition 2009 du concours-événement Les Francouvertes vient tout juste de s’offrir un premier album complet. Fans, amis et (surtout) médias se sont donné rendez-vous au Cabaret Juste pour rire afin de souligner le lancement d’“Après le crime”, un recueil de 11 titres pop-rock influencés par le new wave qui fait suite au EP éponyme paru en 2008. Pour l’occasion, Ariel a livré 5 de ses pièces avec une énergie et une présence scénique directement responsables de sa victoire aux Francouvertes.
Vêtus de rouge et de noir, l’auteur-compositeur et leader “au gant de cuir” Ariel Coulombe (voix et guitare), Sélène Bérubé (voix et claviers), Philippe Lemire (guitare), Benoît Desrosby (basse) et Jonathan Gagné (batterie) ont ouvert le bal avec “Méfie-toi Méphisto” et ses guitares bien appuyées. La très brève performance s’est poursuivie avec “Belle moribonde”, “Mauve”, “Silhouette” et, enfin, “Chargez !”, le hit qui connaît déjà un franc succès à la radio et sur Musique Plus.
La totalité du spectacle a confirmé nos impressions nées dès les premières notes de la pièce d’ouverture. Très efficace sur scène (hormis quelques faiblesses côté backvocals), le groupe dont le label décrit le style comme “noir bonbon” veut manifestement plaire. Il a de l’énergie à revendre, certes, et son potentiel de séduction est indéniable. Mais, malgré son côté “noir” (un rock un peu plus hard que ce que l’on entend normalement à la radio et qui flirte -gentiment- avec l’imagerie du diable, appuyée par des éclairages rouges), l’ensemble paraît poli et trop calculé.
Pas sûr que le groupe ait vraiment cette “odeur de sous-sol” énoncée par le charismatique chanteur lors de ses remerciements aux radios : ça sent plutôt le bonbon sucré concocté pour séduire. C’est propre, ça fonctionne, sauf que ça manque d’imperfections, d’imprévisible et de saleté, justement. Espérons qu’après avoir acquis une expérience de tournée, le quintette gâtera ses fans avec des spectacles qui ne seront pas la copie conforme du disque. Laissons Ariel aguicher, explorer et faire ses armes, pour nous revenir ensuite avec de belles surprises.
Ariel : le site
Marie-Hélène Mello
Photos : Michel Pinault






