« L’art de la fugue »
(Wagram)

Ça sent le sable poisseux collant aux bottes et aux jeans des anti-héros de « No country for old men ». Sur ce troisième album en forme de fuite diabolique vers l’ouest, les frères Tellier revisitent le folklore fantasmé d’une Amérique cramée au soleil, où le désert abrite contrebandiers, squelettes de buffles et clandés tentant d’échapper aux barbelés de la frontière mexicaine. Les textes en français et en anglais, comme sur leurs deux précédents opus, abordent des thèmes à faire frémir la fille du shérif. Ici, les évangélistes conseillent d’aimer son prochain – mais de loin, sous peine d’attraper la peste. D’autant que le prochain, justement, n’est pas forcément un chic type. Les influences sont cette fois plus diverses, parfois presque électriques. On retrouve pêle-mêle mandoline, cuivres et guitare, donnant tour à tour des orchestrations grandioses, du rock exalté ou un blues perce-cœur. myspace.com/lamaisontellier

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Aena Léo


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