
Le 3 mars 2010.
Le lancement de « Requiem pour les sourds », nouvel album des porte-étendard du punk rock québécois, n’aura pas fait beaucoup de bruit. Dans une salle L’Astral à capacité réduite où étaient réunis journalistes, producteurs, artistes et quelques fans des Vulgaires Machins, c’est d’abord une courte projection de leur spectacle donné dans le cadre des sessions Bande à Part qui a servi d’ambiance (4 fois plutôt qu’une) à ce « 6 à 8 » sans prétention.
Contrairement à ce que l’on pourrait s’attendre de leur formule de spectacle habituelle, c’est dans une ambiance plus calme que le groupe originaire de Granby est monté sur scène pour offrir cinq nouvelles chansons, soit « Presque complet », « Le mythe de la démocratie », « Parasite », « Texture qui se mange » et « Un peu plus fort ». Malgré une atmosphère de lancement moins propice à la participation de la foule, c’est un public fidèle et captivé qui a accueilli le proverbial quatuor engagé.
C’était là une belle occasion de se mettre sous la dent leur nouveau matériel live (en parfaite adéquation avec leur version studio) et de s’en imprégner. Mais après « Aimer le mal » (2002) et « Compter les corps » (2006), la barre est particulièrement haute pour ce nouveau disque. Sur une nouvelle mouture de punk-rock légèrement adouci, les textes de Guillaume Beauregard (auteur, chanteur et guitariste) ont gardé toute leur rigueur, offrant toujours une prose caustique et un regard critique sur la société.
S’inscrivant dans une suite logique de l’évolution artistique des Vulgaires Machins, cet album saura certainement faire sa place partout à travers le Québec (et ailleurs dans la francophonie) grâce à son accessibilité et à son authenticité.
À surveiller…
Vulgaires Machins (www.vulgairesmachins.org)
Texte: Emmanuel Lauzon
Photos: Véronique Messier








