« Seuls les loups sont bons »
(Autoproduit)
Le digipack-livret, affectant nos sens, graphiquement parlant, relève déjà de l’œuvre d’art. Mais qu’en est-il du son ? A peine le disque lancé dans le lecteur, il est clair que l’on va garder des traces musicales indélébiles. L’esprit artistique est omniprésent, de l’objet à la musique. C’est du « no future » rock soigné, avec parfois des réminiscences ska, où rien n’est laissé au hasard. Alors que l’on pourrait s’attendre à du punk à chien aux fragrances fermentées, c’est un univers méticuleux qui s’impose rapidement. Le CD défile et l’on va de surprises en surprises. Tout est maîtrisé et chaque titre (en français) est posé au millimètre près. Les héros du peuple sont bel et bien immortels et le trio parisien démontre par A plus B cet état de fait. A noter, l’excellente reprise de Tristan au refrain entêtant : « Bonne, bonne humeur ce matin… Oi ! Oi ! Oi ! Hé ! » myspace.com/stygmate
Maho
CHRONIQUES
Stygmate
Dernières Chroniques
Florent Marchet
Jône
« Jône »
(Autoproduit)
Jône (prononcez « jaune ») est « francophone, poly-instrumentiste, mélo-magique, rythmo-addict » selon ses propres termes. Duo de charme mais pas de choc, à en juger par l’exagérée douceur qui habite ce premier album, sauvé par
Jeanphilip
« Semblant d’y croire »
(Bunker D’Auteuil)
Un magnifique album, tout en tension retenue, en colère délicate. Quelque part entre Saez et Luke, et pourtant tellement différent de ce que l’on nous sert inlassablement sous l’appellation d’origine pas toujours contrôlée de rock français.
Vladimir Bozar’n’ Ze Sheraf Orkesträr
« Universal Sprache »
(Imago / CM)
Paroxysme du pastiche musical, et sans le moindre sample s’il vous plaît, le patchwork surréaliste de ces Bozar complètement déjantés se laisse déguster sans faim, mais néanmoins avec une certaine ouverture d’… oreille !
Markovo
« The Hot Saudade Club »
(Division Aléatoire)
Après un premier album (« Heligoland » en 2008) à l’accent post-rock mixé à une touche d’électro, Markovo revient et livre un second album, cette fois-ci résolument électronique. Si le socle n’est pas sans rappeler la scène minimale allemande

