« Passion / Insoumission »
(Autoproduit)
Deuxième opus pour un rock rageur, touffu, profond au titre parfaitement adapté ! Pour le côté passionnel, il est clair que la ferveur transpire de chaque titre. Le mystique parfois également. Pour l’insoumission, Alex, chanteur précise : « Dans nos textes, nous mettons en relief les injustices, les valeurs bancales et les inégalités de manières distinctes ou métaphoriques. Et le choix de nous autoproduire est une forme d’insoumission à l’univers musical français aseptisé, stéréotypé. » Un cran au-dessus du premier enregistrement (« En eaux troubles », déjà repéré dans nos pages), ce CD sonne plus brut (excepté « Deux fois » curieusement mixé), sorte de reflet subjectif de notre société en crise : « Plutôt que manifester, nous chantons, au lieu de nous battre, nous crions. Nos armes à nous sont amplifiées et distordues. » avoue Alex. Mention spéciale pour « Le choix », un des meilleurs textes du rock français depuis des lustres… myspace.com/shalanaaroy
Serge Beyer
CHRONIQUES
Shalana Aroy
Dernières Chroniques
Ultra Bullit
« You can’t be serious! »
(Beast Records)
Premier album LP, « You can’t be serious » est une balle ultra bondissante, gonflée à bloc d’énergie rageuse, qui sert honorablement la spontanéité et la frénésie du son garage, dans sa plus simple expression. Album à références, allant de Led Zeppelin aux Hives en passant
Jône
« Jône »
(Autoproduit)
Jône (prononcez « jaune ») est « francophone, poly-instrumentiste, mélo-magique, rythmo-addict » selon ses propres termes. Duo de charme mais pas de choc, à en juger par l’exagérée douceur qui habite ce premier album, sauvé par
Jeanphilip
« Semblant d’y croire »
(Bunker D’Auteuil)
Un magnifique album, tout en tension retenue, en colère délicate. Quelque part entre Saez et Luke, et pourtant tellement différent de ce que l’on nous sert inlassablement sous l’appellation d’origine pas toujours contrôlée de rock français.
Vladimir Bozar’n’ Ze Sheraf Orkesträr
« Universal Sprache »
(Imago / CM)
Paroxysme du pastiche musical, et sans le moindre sample s’il vous plaît, le patchwork surréaliste de ces Bozar complètement déjantés se laisse déguster sans faim, mais néanmoins avec une certaine ouverture d’… oreille !
Markovo
« The Hot Saudade Club »
(Division Aléatoire)
Après un premier album (« Heligoland » en 2008) à l’accent post-rock mixé à une touche d’électro, Markovo revient et livre un second album, cette fois-ci résolument électronique. Si le socle n’est pas sans rappeler la scène minimale allemande
