« Gold & Wax »
(J.V. Records)

Malgré le kit de « chroniques prêtes à imprimer » que Joint Venture Records a, avec humour, envoyé aux journalistes, on peine à trouver les mots définissant avec justesse l’éclectisme de ce premier album. La plupart des compositions à 80% instrumentales de ce quatuor nantais démarrent sur une base rock. On reconnaît les influences, entre autres, de Neubauten, Sonic Youth ou Nirvana. Mais les titres s’en éloignent vite pour donner dans l’expérimental-hybride. Sur « 7/24 », « Véritablement automatique » ou « Douglas fire », on a l’impression d’écouter les instruments discuter entre eux avant la répète. La batterie frotte ses cymbales, la guitare s’amuse dans un bac à sable, la basse joue au petit train fantôme et à cache-cache avec le silence. Ca grince, ça gratte, ça cogne, ça éclate comme un feu d’artifice post-rock. Difficile de ne pas tomber sous le charme de cet objet sonore un peu bizarre, mais drôlement intense. myspace.com/lokka

Aena Léo

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