CHRONIQUES

Melchior Liboa

« Quelques fois mes meilleurs amis sont les trains »
(Autoprod)

Sur la pochette, il ligote une jolie fille sur des rails, bouteille à la main et barbe de trois jours au bec. Melchior est un mauvais garçon qui préfère balancer des mots crus aux quatre vents plutôt que de saucissonner sa langue dans sa poche. Sa poésie brute décrit le monde tel qu’il est, pas joli-joli, mais il réussit tout de même à vous arracher un sourire. Parce qu’il manie avec finesse un humour tordu. Et parce qu’on ne tombe pas sur un type aussi bourré de talent tous les jours. Son folk-rock trempé au blues fait vibrer des mélodies puissantes et parfumées à la térébenthine. Ses textes sombres, parfois dérangeants, creusent une intimité à vif sans jamais tomber dans la facilité. Dans le monde de Melchior, les abeilles butinent des charognes plutôt que des fleurs et ses personnages, noirs et déjantés, sont poursuivis par leurs démons et des comptoirs de bars. Un délice. myspace.com/melchiorliboamusic

Aena Léo

Dernières Chroniques

Ultra Bullit

« You can’t be serious! »
(Beast Records)
Premier album LP, « You can’t be serious » est une balle ultra bondissante, gonflée à bloc d’énergie rageuse, qui sert honorablement la spontanéité et la frénésie du son garage, dans sa plus simple expression. Album à références, allant de Led Zeppelin aux Hives en passant

Jône

« Jône »
(Autoproduit)
Jône (prononcez « jaune ») est « francophone, poly-instrumentiste, mélo-magique, rythmo-addict » selon ses propres termes. Duo de charme mais pas de choc, à en juger par l’exagérée douceur qui habite ce premier album, sauvé par

Jeanphilip

« Semblant d’y croire »
(Bunker D’Auteuil)
Un magnifique album, tout en tension retenue, en colère délicate. Quelque part entre Saez et Luke, et pourtant tellement différent de ce que l’on nous sert inlassablement sous l’appellation d’origine pas toujours contrôlée de rock français.

Vladimir Bozar’n’ Ze Sheraf Orkesträr

« Universal Sprache »
(Imago / CM)
Paroxysme du pastiche musical, et sans le moindre sample s’il vous plaît, le patchwork surréaliste de ces Bozar complètement déjantés se laisse déguster sans faim, mais néanmoins avec une certaine ouverture d’… oreille !

Markovo

« The Hot Saudade Club »
(Division Aléatoire)
Après un premier album (« Heligoland » en 2008) à l’accent post-rock mixé à une touche d’électro, Markovo revient et livre un second album, cette fois-ci résolument électronique. Si le socle n’est pas sans rappeler la scène minimale allemande


ESPACE PRO - Contact - Historique - Crédits - Mentions légales
© Longueur d'ondes 2009 - Made by Shake Studio - Powered by Wordpress