« Emballage d’origine »
(Atmosphériques)
Pour les amateurs de hip hop décalé, l’album de Karimouche tombe à point nommé. Une énergie communicative est présente tout au long du disque à travers des chansons légères (« P’tit kawa ») ou plus critiques (« Atmosphère »). On peut y voir un mélange de Java et de MAP au féminin. Pour un premier opus, il y a une certaine maîtrise issue de la scène et une orchestration de grande qualité comme sur « Firmin ». On retrouve la gouaille d’Olivia Ruiz, la verve d’Anaïs, Yoanna, Carmen Maria Vega… Elle n’hésite pas à tourner en dérision ses propres travers sur « Ché pas c’ke j’veux » et « Je parle trop ». Revendicative, cette artiste fait partie de la nouvelle génération de filles qui en veulent, à l’image de Mademoiselle K dans le rock. Passant du hip hop au ragga avec évidence ou faisant un détour par une musique plus posée sur « Tizen », elle joue avec les mots et jongle avec les genres ; les catalogues ne sont pas pour elle. myspace.com/carimaamarouche
Lise Amiot
CHRONIQUES
Karimouche
Dernières Chroniques
Ultra Bullit
« You can’t be serious! »
(Beast Records)
Premier album LP, « You can’t be serious » est une balle ultra bondissante, gonflée à bloc d’énergie rageuse, qui sert honorablement la spontanéité et la frénésie du son garage, dans sa plus simple expression. Album à références, allant de Led Zeppelin aux Hives en passant
Jône
« Jône »
(Autoproduit)
Jône (prononcez « jaune ») est « francophone, poly-instrumentiste, mélo-magique, rythmo-addict » selon ses propres termes. Duo de charme mais pas de choc, à en juger par l’exagérée douceur qui habite ce premier album, sauvé par
Jeanphilip
« Semblant d’y croire »
(Bunker D’Auteuil)
Un magnifique album, tout en tension retenue, en colère délicate. Quelque part entre Saez et Luke, et pourtant tellement différent de ce que l’on nous sert inlassablement sous l’appellation d’origine pas toujours contrôlée de rock français.
Vladimir Bozar’n’ Ze Sheraf Orkesträr
« Universal Sprache »
(Imago / CM)
Paroxysme du pastiche musical, et sans le moindre sample s’il vous plaît, le patchwork surréaliste de ces Bozar complètement déjantés se laisse déguster sans faim, mais néanmoins avec une certaine ouverture d’… oreille !
Markovo
« The Hot Saudade Club »
(Division Aléatoire)
Après un premier album (« Heligoland » en 2008) à l’accent post-rock mixé à une touche d’électro, Markovo revient et livre un second album, cette fois-ci résolument électronique. Si le socle n’est pas sans rappeler la scène minimale allemande
