Scènes

Agnès Bihl (Guyancourt)


Le 5 février 2010.
La Batterie, la salle des musiques actuelles de Guyancourt , et quelques jours avant le début de sanouvelle tournée et au lendemain de la sortie de son 4em album «  Rêve général », Agnès Bihl calait donc les derniers détails du show à venir. Une pianiste-accordéoniste-orgue-portable (voir photo), un guitariste et un contrebassiste, voilà donc le quatuor posé. « C’est encore loin l’Amour ?» demande t-elle d’entrée. Puis la jolie blonde joue tantôt la célibataire qui a des carences en caresses, tantôt la mère qui pense à la planète en danger et qui demande à ce que l’on soit solidaire. Comme toujours, Agnès porte son œil acerbe sur notre société avec « Quand on voit c’qu’on voit » et ces gens qui n’hésitent plus à tenir leurs propos racistes sans aucune honte ; mais aussi un regard tendre pour celui qui « n’est pas son premier, mais qui sera son dernier ». Une chanson de soutien à lacopine en galère, aux vieux amants qui totalisent 150 ans à eux deux, elle passe d’un univers à l’autre se pose en conscience universelle avec «  Touche pas à mon corps » ou la déclaration des droits des enfants. Elle prouve là que la chanson est de tous les poèmes le vecteur le plus fort pour faire passer les messages, et ce texte devrait être enseigné dans les écoles, comme l’est la « Lilli » de Pierre Perret. On comprend pourquoi Agnès Bihl est soutenue par de prestigieux aînés, que se soit Anne Sylvestre ou Charles Aznavour. Le temps passe, les morceaux défilent ; rappel et re-rappel, puis encore une, le « Noflouze blues » seule en dansant.

Texte et photos : Alain Dodeler

Agnès Bihl http://agnes-bihl.fr/ ou http://www.myspace.com/agnesbihl


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