
Le 4 février 2010
Après son isolement en Ardèche pour écrire les textes et les mélodies de son dernier album, « L’art des choix », Batlik retrouve la scène avec des dates à Paris, Annonay et Toulouse.
Au Zèbre de Belleville, la petite salle de concert bien remplie, les lumières s’éteignent puis illuminent l’artiste, dont l’arrivée fait cesser les bavardages du public pour laisser place aux applaudissements. Dans cette ambiance un rien solennelle, Batlik rompt immédiatement la distance pour créer une nouvelle atmosphère intimiste et chaleureuse.
Sur la scène, pas moins de quatre guitares pour lui seul, parce que « ça fait professionnel ».
Entre chaque morceau, il prend le temps d’accorder son instrument pour la chanson qu’il s’apprête à interpréter ; blagueur et bon acteur à ses heures, décontracté et prévenant, il en profite pour parler au public et de le solliciter.
Ainsi, il explique l’origine du terme méconnu de « brûle-pourpoint » pour rappeler l’importance de son label (du même nom abrulepourpoint.com), les conditions d’écritures de son dernier album (dont le titre révèle subtilement son séjour en Ardèche), et bien sûr, il en profite pour envoyer quelques piques à l’Etat français. Outre son « show » qui obtient un franc succès, les morceaux sont largement salués.
La voix de Batlik fait tressaillir et les envolées musicales sont délectables.
Bertrand Perrin à la batterie rythme énergiquement les morceaux, Nicolas Bruche alterne clavier et trompette tandis que Jean-Marc Pelatan joue de la basse et de la clarinette.
La plénitude de la musique envahit la salle le temps d’interpréter une vingtaine de chansons. Puis les trois musiciens quittent la scène le temps de quelques morceaux pour laisser Batlik en solo, afin de le retrouver comme à ses débuts, minimaliste et suffisant à lui-même. Un artiste hors normes et intègre.
Texte : Mélodie Petit
Photos : Marylène Eytier
Site Batlik : www.myspace.com/batlik















