CHRONIQUES

French Cowboy

« (Isn’t my bedroom)… »
(Havalina Records)

Federico Pellegrini n’a pas encore tout dit. Celui qui avait marqué son monde avec les sept albums des Little Rabbits revient cette année avec le troisième disque du cow-boy français. Et encore une fois, le Nantais aidé de ses deux acolytes (Gaëtan Chataigner et Stéphane Louvain) a fait un travail exemplaire. Le mixage arizonien de Jim Waters fait encore son petit effet et l’album semble recouvert d’un voile hypnotique assez fascinant. « Girl », par exemple, galope telle une chevauchée anglophone et sonnerait déjà presque comme un classique. Sans comparaison immédiate, « Isn’t my bedroom » possède la classe magique de ces grands disques mélancoliques mais électriques généralement plus florissant de l’autre côté de l’Atlantique. Le chant de Federico ensorcelle sur « It’s a question of time » et on pense à Win Butler d’Arcade Fire. Quinze titres de guitare, de groove, d’ambiance, de ballades et même de punk. myspace.com/thefrenchcowboy

Julien Deverre

Dernières Chroniques

Ultra Bullit

« You can’t be serious! »
(Beast Records)
Premier album LP, « You can’t be serious » est une balle ultra bondissante, gonflée à bloc d’énergie rageuse, qui sert honorablement la spontanéité et la frénésie du son garage, dans sa plus simple expression. Album à références, allant de Led Zeppelin aux Hives en passant

Jône

« Jône »
(Autoproduit)
Jône (prononcez « jaune ») est « francophone, poly-instrumentiste, mélo-magique, rythmo-addict » selon ses propres termes. Duo de charme mais pas de choc, à en juger par l’exagérée douceur qui habite ce premier album, sauvé par

Jeanphilip

« Semblant d’y croire »
(Bunker D’Auteuil)
Un magnifique album, tout en tension retenue, en colère délicate. Quelque part entre Saez et Luke, et pourtant tellement différent de ce que l’on nous sert inlassablement sous l’appellation d’origine pas toujours contrôlée de rock français.

Vladimir Bozar’n’ Ze Sheraf Orkesträr

« Universal Sprache »
(Imago / CM)
Paroxysme du pastiche musical, et sans le moindre sample s’il vous plaît, le patchwork surréaliste de ces Bozar complètement déjantés se laisse déguster sans faim, mais néanmoins avec une certaine ouverture d’… oreille !

Markovo

« The Hot Saudade Club »
(Division Aléatoire)
Après un premier album (« Heligoland » en 2008) à l’accent post-rock mixé à une touche d’électro, Markovo revient et livre un second album, cette fois-ci résolument électronique. Si le socle n’est pas sans rappeler la scène minimale allemande


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