Scènes

Beast (Club Soda / Montréal)

2009-beast-001-veronique messier
Le 16 décembre 2009
Beast termine l’exercice 2009 fort, très fort ! Après une tournée européenne les a menés en Allemagne et en France (pour le rendez-vous hivernal des Transmusicales de Rennes), une nomination aux Grammys aussi surprenante que méritée pour l’excellente vidéo de « Mr Hurricane », la bête n’est pas rassasiée ! Pour clore le festin, deux concerts au Club Soda avait été organisés pour partager ces bonnes nouvelles en famille : avec le public qui les a vu grandir. Si 2010 poursuit sur la même dynamique, ce pourrait bien être l’année Beast. En tout cas, les bases en sont posées.

Les Random Recipe et leur hip pop « so Montreal » avaient l’honneur d’allumer le brasier du Club Soda. Le jeune quatuor (qui lui aussi a connu une année 2009 incroyable, y-a-t-il encore une scène montréalaise qu’ils n’aient pas faite ?) s’est plutôt bien sorti de cet exercice périlleux. Un show à l’énergie et à l’envie qui a pallié leur manque de puissance sonore. La fougue de ces quatre-là convient quand même beaucoup mieux à des salles de moindre capacité, qui privilégient une plus grande proximité avec le public.

De retour au bercail, sans l’appréhension de la découverte d’un nouveau public, sans la pression de devoir faire plus pour se faire un nom (bref dans des conditions idéales) Beast a livré un spectacle époustouflant pendant une heure et demie. Une énorme claque. Le groupe a enchaîné, avec une intensité rare et un son résolument rock fusion, les morceaux de son album éponyme. A l’entame de « Mr Hurricane », « Out of Control » ou « Finger Prints », on se rend compte qu’en un an, le quatuor est parvenu à les transformer en véritables classiques. Le public reprend à l’unisson les refrains et l’osmose est totale.

Eclairages réglés au millimètre, animations et visuels de fond de scène parfaitement calés, participation de la chorale bulgare de Montréal… On sentait que la masse de travail en amont était énorme et que le show se voulait clairement « in your face ». Betty Bonifassi toujours aussi hypnotisante, avec une attitude à mi-chemin entre Missy Elliott et Mike Patton, déchaîne toujours aussi facilement la foule au moindre de ses gestes. Mais l’alchimie dans le groupe était telle que le costume de leader était réellement partagé entre les quatre musiciens. Preuve en sont les différentes « pauses » ou Jean-Phi Goncalves et Jonathan Dauphinais à la keybass se lançaient dans des interludes electro intenses.

Avec un tel show, Beast a sûrement du marquer les esprits en Europe. S’ils sont amenés à y voyager plus souvent, espérons alors que chacun de leur retour à la maison soit aussi bon que celui-ci.

Damien Baumal

Photos: Véronique Messier


ESPACE PRO - Contact - Historique - Mentions légales
© Longueur d'ondes 2010 - Made by Shake Studio - Powered by Wordpress