
Le 12 décembre 2009
Après une longue absence, le coloré chanteur et musicien du Lac-St-Jean était attendu de pied ferme à Montréal. Fred Fortin a été chaudement accueilli par des fans qui connaissaient déjà par cœur les paroles de son dernier album « Plaster la lune », paru cet automne. Outre un mini-lancement en septembre, il s’agissait du premier concert montréalais de l’artiste depuis longtemps. Pendant plusieurs mois, Fortin a tourné en France en tant que bassiste de Thomas Fersen (il a aussi réalisé son « Trois petits tours »). Puis, il a inauguré son nouveau spectacle sur quelques scènes intimes en région québécoise. Il a donc retrouvé son public à Montréal avec un plaisir manifeste, malgré une salle tout à fait inadéquate pour accueillir un show rock…
Ancien complexe high-tech de cinéma d’auteur, l’exCentris a depuis quelques mois une nouvelle vocation. Le concert de Fortin était présenté directement dans l’une des salles de cinéma reconverties et c’était pour plusieurs spectateurs montréalais la première occasion d’en faire l’essai. Un échec total… L’artiste, qui après tout n’y était pour rien, a plaisanté sur les inconvénients du lieu (et la pénurie d’alcool !) durant presque toute la soirée, avec l’humour qui fait sa marque.
Fortin a quand même su mettre l’ambiance dès la toute première chanson, « Bobbie », qui ouvre aussi « Plastrer la lune ». L’enthousiasme a ensuite continué de monter crescendo, avec l’alternance entre pièces récentes et succès des dix dernières années. Saluons les excellents musiciens qui accompagnaient Fortin, soit Jocelyn Tellier (guitare), Olivier Langevin guitare) et Justin Allard (batterie), tous réputés pour leurs diverses contributions à la scène montréalaise. La complicité qui les unissait a permis de formidables moments de rock, dont la pièce « Grandes jambes », complètement survoltée.
Le verdict ? Pour bien comprendre l’univers de Fred Fortin et sa poésie singulière, entendre ses célèbres histoires mises en chansons et éprouver l’efficacité de son rock « rugueux », il faut absolument le découvrir live.
Texte Marie-Hélène Mello
Photos Franck Billaud






