Fairguson« Tales from the 47 willows »
(Coco Records)

En poussant la porte de l’antre des Fairguson, un univers d’un autre temps s’offre à nous. Les clichés sur la cheminée pourraient être d’un vieux sépia. L’odeur n’est pas celle de la naphtaline, loin de là, mais plutôt celle des arbres dans une plaine au bord d’une route poussiéreuse du Minnesota. A la croisée des chemins, sommeille le fantôme de Neil Young adossé à celui de Johnny Cash. Des mélodies aériennes transportent d’emblée sur l’americana de cette bande aux musicalités étonnantes, pour nous égarer dans le scénario d’un western au son du piano automatique essoufflé d’un vieux saloon. Des influences digérées intelligemment pour donner un mélange vintage actuel charmant. De sa voix traînante et désabusée, Damien Somville narre des histoires ciselées pour que chaque ambiance colle aux oreilles d’emblée et nous emmènent loin, très loin. myspace.com/fairgusontheband

Isabelle Leclercq


Publié le