« Au jour la nuit »
(Autoproduit)
Nous avions accueilli avec joie l’EP pop rock « Je déteste le rose » (2007), suivi l’artiste sur scène dans un show très sixties (Espace La Comedia, Paris). AnnCardona revient avec un « vrai » premier album, superbement réalisé, aux arrangements subtils, à l’orchestration raffinée (aux manettes Julien Le Nagard, alias J.mini). De sa belle voix grave, tout en finesse, elle nous raconte des histoires d’amour : dans « Non » il n’est pas partagé, « L’amour cul de sac » en devient drôle, « Au jour la nuit » esquisse les prémisses d’une rencontre merveilleuse dans un quotidien morose… AnnCardona aime sa grand-mère, elle le lui dit dans « Deux têtes sous le même bonnet ». Elle dresse le portrait d’êtres extraordinaires : « Je sais tellement de toi », « Ange délinquant », « Absent présent » (repris en anglais). « Maudite nuit » est pour tous ceux que Noël exaspère, « Que font-ils ? » une perle trip hop, « Les poupées » une rareté fantasmagorique. myspace.com/anncardona
Elsa Songis
CHRONIQUES
AnnCardona
Dernières Chroniques
Ultra Bullit
« You can’t be serious! »
(Beast Records)
Premier album LP, « You can’t be serious » est une balle ultra bondissante, gonflée à bloc d’énergie rageuse, qui sert honorablement la spontanéité et la frénésie du son garage, dans sa plus simple expression. Album à références, allant de Led Zeppelin aux Hives en passant
Jône
« Jône »
(Autoproduit)
Jône (prononcez « jaune ») est « francophone, poly-instrumentiste, mélo-magique, rythmo-addict » selon ses propres termes. Duo de charme mais pas de choc, à en juger par l’exagérée douceur qui habite ce premier album, sauvé par
Jeanphilip
« Semblant d’y croire »
(Bunker D’Auteuil)
Un magnifique album, tout en tension retenue, en colère délicate. Quelque part entre Saez et Luke, et pourtant tellement différent de ce que l’on nous sert inlassablement sous l’appellation d’origine pas toujours contrôlée de rock français.
Vladimir Bozar’n’ Ze Sheraf Orkesträr
« Universal Sprache »
(Imago / CM)
Paroxysme du pastiche musical, et sans le moindre sample s’il vous plaît, le patchwork surréaliste de ces Bozar complètement déjantés se laisse déguster sans faim, mais néanmoins avec une certaine ouverture d’… oreille !
Markovo
« The Hot Saudade Club »
(Division Aléatoire)
Après un premier album (« Heligoland » en 2008) à l’accent post-rock mixé à une touche d’électro, Markovo revient et livre un second album, cette fois-ci résolument électronique. Si le socle n’est pas sans rappeler la scène minimale allemande
