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N&SK au Sziget Festival

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Coralie a gagné notre concours : voyage en Hongrie avec le groupe. Récit… Samedi 15 août, N&SK au Sziget Festival en 2009, c’est d’abord toute une équipe technique impatiente de les retrouver pour la deuxième année consécutive. Et pendant une heure quinze, c’est la promesse d’un set qu’ils ont voulu toujours dynamique.

Un coup de fil de Longueur d’Ondes et cette fois c’est sûr : je pars pour Sziget le 15 août 2009 avec N&SK…

Jeudi 13 et vendredi 14 août:

En route pour Budapest. C’est parti pour deux jours de trajet. Point de Chute : Sziget, un des plus grands festivals d’Europe, invitée d’honneur du groupe N&SK qui comptera une personne de plus à son équipe durant 5 jours. Rendez vous jeudi à 9 h 30 pour faire connaissance avec Looping, Kiki, Vax, Seb, Mathieu et Kix. Le reste du groupe profite pendant ce temps d’un jour de répit, pour un départ en avion, bien plus rapide ! C’est aussi le moment du premier contact avec ce charmant camion 9 places, muni d’une banquette et d’une clim, salvateurs par cet été caniculaire. Petite appréhension de départ, bien évidemment : comment vais-je être accueillie par l’équipe : une nouvelle rencontre, ravie de partager cette expérience, ou un cheveu sur la soupe d’habitudes d’un groupe déjà bien soudé…

Le départ est lancé et tout roule. Comme on dispose de tout notre temps, on apprend déjà à se connaître. La curiosité est partagée, ce qui me soulage un peu. Et c’est la découverte d’un compagnon de route que l’on m’avait caché jusque là : le Ukulélé de Kiki ! Maintenant je suis sure de deux choses : Kiki n’a pas que du talent au trombone, mais a aussi un passé de guitariste. Deuxième chose : « La maman des poissons, elle est bien gentille », comme le disait Bobby… Et Vax nous conduit pour une journée de route alternée entre discussions en tous genres, rigolades, musique, 421 et ambiance « siesteuse ». Et puis quelques pauses, aussi, nécessaires pour se dégourdir les jambes en faisant un petit frisbee. Tout autant que pour ravir Mathieu, qui a découvert en nous les offrant, que 6 cafés, sur une aire d’autoroute suisse, ça coûte 14 Euros…

20 h 30 : malgré le coma soudain et intraitable du GPS, on arrive à Munich pour notre escale à l’Auberge de Jeunesse. Une soirée bien sympathique, tous contents de ne plus être obligés de garder la position assise. Comme pour Budapest, nous n’aurons pas le temps de visiter Munich la belle. Mais même fatigués, nous aurons profité de sa charcuterie, ses litres de bière et ses petits déjeuners salés. Et on enchaîne sur la deuxième journée de route. Entre 7 personnes, avec leurs différences, on s’ennuie beaucoup moins que ce que l’on aurait pu imaginer !

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Vendredi 14 août , 19 h :

Budapest, arrivée à l’hôtel. Ben, Kaï, Céline, Tof et Doudou sont là… sans bagages. Tout le monde se retrouve pour un petit rafraîchissement. Et, cadeau bonus de cette expérience (merci Longueur d’Ondes), apéro avec les Babylon Circus, qui ont choisi le même hôtel, jusqu’au départ sur la terre promise du festival… en se faisant arnaquer par les taxis au passage. Je découvre l’énormité du Sziget, le flot permanent des festivaliers. Ici, tout est prévu : on peut charger son portable, boire, buller dans un hamac, faire de la tyrolienne ou de l’escalade, des tatoos, manger à foison, aller à la tente-supermarché, ou celle d’écoute psychologique anonyme… ou, comme nous, profiter de la musique ! Trois concerts pour cette première. Amadou et Mariam, Antwerp Gipsy Ska Orkestra, et Prodigy tant attendu et finalement décevant à cause du mauvais son. Puis la scène afro latine pour remuer le popotin sur du bon mix.

Samedi 15 août :

Grande journée, celle qui nous a valu deux jours de  route. A 10 h, départ pour les balances. Sur l’île en plein jour, on découvre une étendue inimaginable de tentes entassées, et les zombies de la veille qui, s’ils ne dorment pas, font la queue pour la douche ou les toilettes. Mais plus aucun déchet sur le sol. Et, au fur et à mesure de la journée, se réveille une vraie fourmilière.

La scène World. Les balances prennent pas mal de temps. Puis c’est repos nécessaire avant le concert. Je passe des petits moments avec chacun. Une ambiance un peu suspendue que tous remplissent différemment, mais doucement, et la tension monte. Je me fais plus discrète.

C’est un concert énorme que nous offre N&SK ce soir-là. Un public de plus de 15 000 personnes déchaînées, des lumières dans tous les sens. Et ça saute, ça court, ça roule sur scène. Un vrai échange avec le public où l’on pouvait sentir au même niveau le plaisir du public et celui du groupe. Je me décrispe au fur et à mesure sur ma mission reportage photo, et je profite d’une belle chance. Je me balade, au milieu des photographes ou derrière la scène, impressionnée par la vue de ces milliers de personnes qui sautent et chantent juste devant moi. Et puis, moment privilégié, l’après concert : on profite, on relâche la pression. C’est la fête. Contente d’être au milieu de cette effusion. Effusion un peu écourtée pour ceux qui ont du rentrer en avion, et jusqu’au bout de la nuit pour les camionneurs. Sziget, c’est énorme, et on n’en perd pas une seconde.

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Dimanche 16 et Lundi 17 :

Deux jours de camion, même topo qu’à l’allée. L’Auberge de Jeunesse, à Munich, n’a pas bougé d’un poil. C’est le repos après une chouette expérience, vécu par chacun à sa manière, mais ensemble. Pour ce qui est de la route, fatigue et mal de tête aidant, elle est beaucoup plus calme qu’à l’aller. Même si les dés claquent encore, et que « la maman des poissons », elle est toujours bien gentille… mais crevée. Et ravie.

Coralie SALVARY

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