Oldman
« Son, father and son… »
(Arbouse / Anticraft)
La musique demeure une histoire de famille(s). Charles-Eric Charrier aka Oldman en convie nombre de spécimen avec « Son, father and son… ». Sa filiation… bâtarde traduit l’hétérodoxie et la boulimie du bonhomme. Tout d’abord en introduction de l’opus, « Son, father » plus qu’anti, s’affiche tue-folk. Un peu plus loin « Maman ! Hum » rejoint la famille Stravinski & stridences « guitaroïdes ». La généalogie du reste de l’album est à l’avenant des traditions, elle charrie nombre d’histoires enfouies et savamment recrachées. Ces sublimations bien senties accouchent notamment de rejetons quelque peu free dans leur tête jazzy. « Half brother » découle lui d’un rock arty velvetien que ne renierait pas feu Kat Onoma. Old Man anciennement en duo avec Man organise au final une fête introspective salutaire, comme un Festen (règlement de compte familial cinématographique réalisé par Thomas Winterberg) qui tournerait bien. myspace.com/charlesoldman
Vincent Michaud
« You can’t be serious! »
(Beast Records)
Premier album LP, « You can’t be serious » est une balle ultra bondissante, gonflée à bloc d’énergie rageuse, qui sert honorablement la spontanéité et la frénésie du son garage, dans sa plus simple expression. Album à références, allant de Led Zeppelin aux Hives en passant
« Jône »
(Autoproduit)
Jône (prononcez « jaune ») est « francophone, poly-instrumentiste, mélo-magique, rythmo-addict » selon ses propres termes. Duo de charme mais pas de choc, à en juger par l’exagérée douceur qui habite ce premier album, sauvé par
« Semblant d’y croire »
(Bunker D’Auteuil)
Un magnifique album, tout en tension retenue, en colère délicate. Quelque part entre Saez et Luke, et pourtant tellement différent de ce que l’on nous sert inlassablement sous l’appellation d’origine pas toujours contrôlée de rock français.
« Universal Sprache »
(Imago / CM)
Paroxysme du pastiche musical, et sans le moindre sample s’il vous plaît, le patchwork surréaliste de ces Bozar complètement déjantés se laisse déguster sans faim, mais néanmoins avec une certaine ouverture d’… oreille !
« The Hot Saudade Club »
(Division Aléatoire)
Après un premier album (« Heligoland » en 2008) à l’accent post-rock mixé à une touche d’électro, Markovo revient et livre un second album, cette fois-ci résolument électronique. Si le socle n’est pas sans rappeler la scène minimale allemande