Laurent Montagne – Mes pas
(Autoprod / L’autre distribution)
« Tout ça pour plaire », « Le poids des concessions », « Après l’orage », « L’homme est un perroquet »… Au fil des titres, coule une colère retenue, rentrée, digérée. Si l’ironie pointe son nez au détour d’un couplet, au cynisme, Laurent préfère toujours l’introspection et la lucidité. Forcément, la démarche intime ne pouvait épouser qu’un accompagnement intimiste. Muni de sa guitare, l’homme Montagne se met à nu, distillant une musicalité d’une douceur ouatée quasi enfantine. Dans les arrangements, aussi présents que discrets, trompette, piano, chœurs, voix d’enfant, etc. confirment que l’artiste artisan est resté un Acrobate(s) des sons et des mots. Ton, écriture, interprétation façonnent une chanson pop des plus personnelle. En cette époque de resucée musicale, la démarche est évidemment salutaire. Souhaitons que nombreux seront les auditeurs à lui emboîter le pas. www.laurentmontagne.com
Bruno Aubin
EXCLUSIF : « Courchevel » - Nodiva / Pias
Avant Annecy 2018, « Courchevel » 2010
Tout l’univers des sports d’hiver tient dans une boule à neige. Un chalet, une luge, un sapin trop vert empesé de flocons ignifugés, un bonhomme au sourire crispé, le nez couleur carotte. L’artifice,
« Jône »
(Autoproduit)
Jône (prononcez « jaune ») est « francophone, poly-instrumentiste, mélo-magique, rythmo-addict » selon ses propres termes. Duo de charme mais pas de choc, à en juger par l’exagérée douceur qui habite ce premier album, sauvé par
« Semblant d’y croire »
(Bunker D’Auteuil)
Un magnifique album, tout en tension retenue, en colère délicate. Quelque part entre Saez et Luke, et pourtant tellement différent de ce que l’on nous sert inlassablement sous l’appellation d’origine pas toujours contrôlée de rock français.
« Universal Sprache »
(Imago / CM)
Paroxysme du pastiche musical, et sans le moindre sample s’il vous plaît, le patchwork surréaliste de ces Bozar complètement déjantés se laisse déguster sans faim, mais néanmoins avec une certaine ouverture d’… oreille !
« The Hot Saudade Club »
(Division Aléatoire)
Après un premier album (« Heligoland » en 2008) à l’accent post-rock mixé à une touche d’électro, Markovo revient et livre un second album, cette fois-ci résolument électronique. Si le socle n’est pas sans rappeler la scène minimale allemande